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Psoriasis : au-delà de la peau

Dr Permala

Dr Sillani Caulloo Permala – Dermatologue 

1. Qu’est-ce que le psoriasis et comment se développe-t-il ?

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique à médiation immunitaire, caractérisée par une atteinte cutanée et dès fois articulaire. Cette maladie est due à un dérèglement du système immunitaire, qui entraîne un renouvellement accéléré des cellules de la peau. Le psoriasis reste actif avec des périodes transitoires de rémission pendant une longue période, voire à vie chez la plupart des patients.

2. Quelles sont les différentes formes de psoriasis et comment les reconnaître ?

Il existe différentes formes de psoriasis qui se distinguent par les types de lésions qu’on trouve et leur localisation. Voici quelques formes cliniques les plus fréquentes mais la liste est plus longue avec d’autres types moins connues et rares.

  • Psoriasis en plaque (80%) – c’est le plus fréquent de tout les types du psoriasis; en forme de plaques et croûtes épaisses sur le corps surtout au niveau des genoux, coudes, au bas du dos.
  • Psoriasis en gouttes – La plupart des cas se déclenchent après une infection bactérienne, des blessures de la peau ou certains médicaments. Le psoriasis en gouttes se présente comme des tâches (gouttelettes) bien définis, de couleur rouge avec une fine écaille sur le torse, les bras et les jambes.
  • Psoriasis pustuleux-  très peu connue par le grand public. C’est caractérisé par des poussées imprévisibles d’une inflammation cutanée avec des pustules stériles (non-infectieuses). Elle peut s’accompagner de fièvre et possibles d’atteintes d’autres organes.
  • Psoriasis erythrodermique- une des formes moins courant mais très grave du psoriasis. Elle se présente sous forme d’un érythème, d’un œdème, d’un prurit et de plaques mal définies, desquamation couvrant 80% du corps.
  • Psoriasis inverse- Le type inverse est souvent confondu avec des mycoses cutanées. Il se présente comme des plaques rouges sans croûte épaisse situées dans les plis de la peau (sous les aisselles, entre les cuisses)
  • Psoriasis du cuir chevelu – très commun, c’est l’une des formes qui reste souvent non-diagnostiqué et l’un des premiers symptômes du psoriasis.Souvent le patient essaye de se faire soigner Des shampooings antipelliculaires, en pensant qu’il s’agit de pellicules
  • Psoriasis des ongles- reste sous-diagnostiqué car cette forme est confondue avec l’onychomycose.

3. Quels sont les facteurs qui déclenchent ou aggravent le psoriasis à Maurice ?

Les causes exactes ne sont pas connues pour le moment mais le facteur génétique joue déjà un rôle très important suivi des autres facteurs qui peuvent déclencher le psoriasis. Parmi l’on trouve le stress (environnement familiale, sociale et lieu du travail), la santé du patient (des maladies concomitantes, des opérations, les vaccins, le traumatisme de la peau, prise des médicaments,des infections récentes), le climat.. entre autres. Le tabagisme et une consommation excessive des boissons alcoolisées peuvent être liés à une poussée de psoriasis.

4. Le psoriasis peut-il être associé à d’autres maladies, comme des troubles articulaires ou cardiovasculaires ?

Oui, jusqu’à 15% des personnes atteintes de psoriasis peuvent développer une arthrite psoriasique. Les atteintes articulaires et cutanées ne sont pas nécessairement simultanées. La plupart du temps, le psoriasis précède l’inflammation des articulations et de la colonne vertébrale. Le diagnostique se fait par les deux médecins- le rheumatologue et le dermatologue.

L’impact du psoriasis sur la santé ne se limite pas seulement à la peau, mais influence également de multiples systèmes du corps, même la santé mentale. On a de plus en plus des études qui cherchent l’association entre le psoriasis et des maladies cardiométaboliques, gastro-intestinales, rénales, des tumeurs malignes et des infections.

Les autres maladies ou conditions qu’on connaît déjà à être reliés au psoriasis sont ceux qui ont un mécanisme immuno-inflammatoire /auto-immune comme le vitiligo, les maladies liées à la glande thyroïde, lupus érythémateux disséminé, maladie cœliaque et d’autres maladies inflammatoires de l’intestin.

Les patients atteints de psoriasis ont des risques élevés de comorbidités comme le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires.

5.Comment le psoriasis affecte-t-il la qualité de vie des patients, notamment sur le plan psychologique et social ?

Les patients psoriasiques se sentent souvent mal à l’aise en publique surtout quand les plaques sont voyantes et se trouvent sur les parties exposées du corps.  Même à l’ère moderne, les patients continuent d’être perçus différemment. Il n’est pas rare que certains leur demandent ce qui leur est arrivé, voire qu’ils leur proposent des “remèdes” improvisés. Les patients qui ont une atteinte généralisée du psoriasis sont plus souvent sujets à developper des troubles psychologique,des états dépressifs, de l’anxiété et, dans certains cas, des idées suicidaires et auto-isolement.

6. Quels traitements sont disponibles à Maurice pour le psoriasis ?

Le psoriasis ne se guérit pas. Néanmoins il existe plusieurs traitements pour aider aux patients d’atteindre des phases de rémission. Le traitement est adapté et personnalisé d’après l’âge du patient, la sévérité et le type de psoriasis. Les comorbidités et complications sont aussi pris en considération.

Le traitement local insiste principalement sur l’hydratation de la peau et la diminution de l’inflammation à l’aide de crèmes/pommades/lotions à base de stéroïdes. Les crèmes à base de goudron de houille/crèmes au calcipotriol sont également d’autres options de traitement.

Le traitement systémique comprend des immunomodulateurs, des rétinoïdes, et les biothérapies. 

7.Les patients peuvent-ils gérer leurs symptômes grâce à des mesures de mode de vie, comme l’alimentation ou le stress ?

Évitez absolument l’alcool et le tabac.

Il n’y a pas des restrictions alimentaires en ce qui concerne uniquement le psoriasis, mais comme il est souvent associé à d’autres comorbidités, un régime pauvre en graisses, sans sucre et parfois sans gluten peut être recommandé à certains patients.

L’activité physique régulière est aussi recommandée, ça aide à gérer le stress.Les activités relaxantes comme la meditation et le yoga peuvent aussi être bénéfiques. Il est aussi essentiel de dormir suffisamment.

8. Quels conseils donner pour dépister le psoriasis tôt et éviter les complications ?

Consultez votre dermatologue pour vos problèmes de peau. N’essayez pas de traiter soi-même sans avis médical.

9.Comment lutter contre la stigmatisation du psoriasis dans la société et au travail ?

 La lutte contre la stigmatisation associée au psoriasis nécessite une approche multidimensionnelle. Sur le plan social , des campagnes de sensibilisation visant à  informer le public sur la nature non contagieuse du psoriasis sont essentielles pour réduire les préjugés.

 Dans le milieu professionnel, la mise en place de programmes de formation et de sensibilisation destinés aux employeurs et collègues peut favoriser un environnement de travail inclusif, respectueux et exempt de discrimination.

 Parallèlement, un accompagnement psychologique et social doit être proposé aux patients afin de renforcer leur estime de soi et leurs capacités d’adaptation. Enfin, l’intégration de ces initiatives dans des politiques de santé publique contribuerait à améliorer significativement la qualité de vie des personnes atteintes de psoriasis.

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Varices : comprendre, prévenir et traiter

Dr. Ganessen Chinien, Chirurgien Général à Life Medical Clinics

1. Tout savoir sur les varices : leurs causes, leur fréquence et l’impact qu’elles peuvent avoir sur la qualité de vie

Les varices sont des veines dilatées situées juste sous la surface de la peau, généralement sur les jambes. Elles sont souvent faciles à voir, car elles paraissent épaisses et noueuses.

La paroi veineuse s’affaiblit par endroits. Ces sections s’élargissent alors et deviennent plus proéminentes. Lorsque cela se produit au niveau d’une valvule (petit clapet qui empêche le sang de refluer) , la pression sur la veine augmente, ce qui peut provoquer un élargissement accru et une augmentation des fuites valvulaires.

Environ 10 à 20 hommes sur 100 et 25 à 33 femmes sur 100 développent des varices à un moment ou un autre de leur vie. Le risque d’apparition de varices augmente avec : la grossesse, l’âge, le surpoids et les emplois qui impliquent une station debout prolongée. Parfois, une maladie sous-jacente peut être à l’origine de varices, par exemple : un antécédent de caillot sanguin (thrombose) un gonflement ou une tumeur dans la partie inférieure du ventre (le bassin) qui bloque la circulation des veines situées en haut de la jambe. Très rarement, les varices sont dues à des vaisseaux sanguins anormaux, si certaines veines ou artères ne se sont pas formées normalement.

La plupart des personnes atteintes de varices ne présentent aucun symptôme. Certaines personnes s’inquiètent de l’apparence de leurs veines. Les varices plus importantes peuvent être douloureuses, lourdes ou provoquer des démangeaisons. Des complications surviennent dans un petit nombre de cas incluant : Inflammation de la veine (thrombophlébite), gonflement du pied ou de la jambe, modifications cutanées : décoloration, eczéma variqueux, ulcères cutanés ou lipodermatosclérose (durcissement de la couche graisseuse sous-cutanée, provoquant des zones de peau rouge et épaissie), thrombose veineuse profonde (TVP) et saignement conséquent.

2. Depuis quand le laser est-il utilisé pour traiter les varices et quelles avancées scientifiques ou technologiques ont permis l’émergence de cette technique ?

L’ablation endoveineuse des varices par laser a été approuvée par la FDA en 2002. Cependant, son utilisation s’est popularisée ces 15 dernières années. Le développement d’un laser à fibre optique de haute qualité, doté d’une pointe radiale(L’émission du laser est répartie de manière circonférentielle. )permettant une répartition uniforme de la chaleur, a rendu son utilisation sûre. L’utilisation de l’anesthésie tumescente(Anesthésie locale injectée dans les tissus sous-cutanés.) pour réduire la distribution de chaleur aux tissus environnants a rendu l’utilisation du laser plus sûre.

3. Comment fonctionne le laser pour traiter les varices ? Que se passe-t-il dans les veines pendant l’intervention et comment cela aide-t-il à réduire ou faire disparaître les symptômes ?

La chirurgie endoveineuse des varices au laser est une intervention qui utilise la chaleur d’un laser pour réduire les varices. Un laser est un appareil qui envoie un fin faisceau de rayonnement sous forme de lumière. La chirurgie au laser ferme et rétrécit la varice et crée du tissu cicatriciel à l’intérieur du vaisseau. Cela obture la veine. Le sang circule alors dans les veines voisines.

4. Qu’est-ce qui différencie le traitement des varices au laser des méthodes traditionnelles, comme la chirurgie ou la sclérothérapie ? En quoi le laser est-il plus précis, plus efficace, moins douloureux et plus rapide pour récupérer ?

L’ablation endoveineuse est moins douloureuse. Elle laisse moins de cicatrices que la chirurgie des varices et la sérothérapie. Elle entraîne moins de complications (qui sont également beaucoup plus rares) que la chirurgie des varices. Les résultats esthétiques sont équivalents, voire supérieurs, à ceux de la chirurgie des varices. Elle réduit la convalescence et l’éviction sociale.  L’intervention peut être réalisée en ambulatoire et sous anesthésie locale.

5.Il existe différents types de lasers en médecine. Dans le cas des varices, quels types de lasers et quels dispositifs sont utilisés aujourd’hui ?

On utilise principalement les lasers à diode avec une longueur d’onde généralement d’environ 980 nm. Nous utilisons également des fibres à pointe radiale afin que l’énergie soit répartie plus uniformément.

6. Dans quels cas le laser est-il indiqué pour traiter les varices ? Cette technique convient-elle à tous les patients, ou existe-t-il des critères médicaux – comme la gravité de la maladie, l’âge ou les antécédents – qui orientent le choix du traitement ?

L’ablation thermique endoveineuse (laser) est une option majeure pour de nombreuses personnes mais pas universellement applicable. Les indications du laser comprennent : les patients symptomatiques, ceux atteints d’une maladie veineuse chronique, en particulier lorsqu’il y a des changements cutanés et des ulcères, ceux présentant une insuffisance valvulaire confirmée dans les veines tronculaires superficielles et pour des raisons esthétiques.

L’ablation laser n’est généralement pas pratiquée dans certaines conditions telles que : Thrombose veineuse profonde (TVP) aiguë ou infection de la région ciblée, insuffisance artérielle) du membre, patients intolérants à l’intervention ou à l’anesthésie (locale + tumescente), grossesse possible (généralement différée).

7. Quand utilise-t-on le laser pour traiter les varices ? Cette méthode est-elle adaptée à tous, ou certains critères comme la gravité, l’âge ou les antécédents médicaux influencent-ils le choix du traitement ?

L’ablation endoveineuse des varices donne généralement d’excellents résultats, à la fois sur le plan clinique (soulagement des symptômes) et esthétique, en particulier lorsque la sélection du patient et la technique sont appropriées.  La plupart des patients constatent une réduction significative, voire une disparition complète, des symptômes courants : jambes lourdes, douleurs, crampes nocturnes. Le soulagement des symptômes commence généralement quelques jours à quelques semaines après l’intervention. En cas de gonflement ou d’altérations cutanées, l’amélioration peut prendre plus de temps.

L’ablation laser présente des taux élevés de fermeture veineuse à long terme :90 à 98 % de succès de fermeture à 1 an et 85 à 90 % de durabilité à 3 à 5 ans, selon la technique et les caractéristiques du patient. L’ablation laser améliore significativement les indices de qualité de vie. Les patients signalent souvent : une activité physique accrue, un meilleur sommeil (moins de crampes/d’agitation), une plus grande confiance en soi grâce aux résultats esthétiques et un besoin réduit de bas de contention

8. Le traitement des varices au laser est-il facilement accessible aujourd’hui ? Peut-on le trouver dans la plupart des hôpitaux, ou est-il surtout réservé à des centres spécialisés équipés d’un matériel spécifique ?

L’ablation endoveineuse au laser est de plus en plus disponible dans les hôpitaux privés. Les hôpitaux publics peuvent également la proposer.

9. Sur le plan économique, quel est le coût moyen pour un patient souhaitant bénéficier d’un traitement des varices au laser ?

Le coût de l’ablation endoveineuse au laser est quasiment identique à celui de la chirurgie conventionnelle. Cependant, comme elle est pratiquée principalement en ambulatoire, elle est plus économique.

10. À l’avenir, le traitement des varices au laser pourrait-il devenir la norme ? Remplacera-t-il les méthodes traditionnelles, ou restera-t-il une option parmi d’autres ?

Oui, tout bien considéré, les données et les tendances suggèrent que les techniques endoveineuses (mini-invasives) comme l’ablation laser se généraliseront et, dans de nombreux contextes, remplaceront progressivement la chirurgie traditionnelle (ligature et stripping) plutôt que de simplement la compléter. Cela dit, je ne pense pas que la chirurgie disparaisse complètement ; elle sera toujours indiquée dans certains cas

11. Enfin, quelles innovations peut-on attendre pour le laser en médecine vasculaire et proctologique ? Pourrait-on avoir des appareils encore plus précis, moins invasifs, ou de nouvelles utilisations pour cette technologie ?

Au cours des 5 à 10 prochaines années, nous verrons probablement des lasers et dispositifs associés plus petits, plus flexibles, avec rétroaction en temps réel (optique, thermique) intégrée. Davantage de dispositifs hybrides : combinant laser, colle et énergie mécanique en un seul appareil ou séance de traitement. De meilleurs outils d’imagerie (photoacoustique, échographie) pour guider, surveiller, mesurer le succès et prédire la récidive.

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Cancer du sein : l’espoir au cœur des soins

Dr Chummun

Dr Vanisha Chummun-Seetaram, Oncologue

1.En quoi la prise en charge du cancer du sein a-t-elle connu des avancées significatives ces dernières années ?

À Maurice, la prise en charge du cancer du sein s’est beaucoup améliorée grâce à un dépistage plus accessible et à des techniques chirurgicales moins invasives. Les cliniques et hôpitaux proposent désormais des biopsies guidées par imagerie, des chirurgies conservatrices et des radiothérapies précises, permettant de traiter efficacement la maladie tout en préservant la qualité de vie des patientes.

2.Quel impact la médecine personnalisée a-t-elle sur le traitement du cancer du sein aujourd’hui ?

La médecine personnalisée adapte le traitement à chaque femme, en fonction de sa tumeur et de son profil génétique. Les traitements ciblés sont mieux tolérés, avec moins d’effets secondaires, et un suivi individualisé permet de continuer à vivre normalement pendant la thérapie.

3. Quelles sont les nouvelles options thérapeutiques disponibles aujourd’hui et en quoi se distinguent-elles des traitements traditionnels ?

Aujourd’hui, les patientes peuvent bénéficier de traitements ciblés, hormonaux ou d’immunothérapie. Contrairement à la chimiothérapie traditionnelle, ces options attaquent directement les cellules cancéreuses et épargnent les tissus sains, réduisant la fatigue et les effets secondaires, et permettant de mieux vivre le traitement.

4. Comment les approches moins invasives contribuent-elles à améliorer la qualité de vie des patientes, pendant et après le traitement ?

Les techniques moins invasives, comme la chirurgie conservatrice ou la radiothérapie ciblée, permettent aux patientes de récupérer plus vite et de garder leur autonomie. Elles peuvent ainsi continuer à travailler, s’occuper de leur famille et mener leurs activités normales avec moins de contraintes physiques et émotionnelles.

5. Pourquoi l’accompagnement psychologique et humain est-il essentiel dans le parcours de soins des patientes ?

L’accompagnement psychologique est essentiel. De nombreuses cliniques proposent des consultations avec des psychologues et des groupes de soutien. Cet accompagnement aide les patientes à gérer le stress, à garder le moral et à traverser le traitement avec sérénité, entourées et soutenues à chaque étape. Des organisations telles que Link to Life jouent un rôle essentiel et mènent des actions concrètes sur le terrain pour soutenir les patients atteints de cancer.

6. Quel message d’espoir souhaitez-vous transmettre aux femmes touchées par le cancer du sein, au regard des avancées actuelles ?

A toutes les femmes touchées par le cancer du sein, vous n’êtes pas seules dans ce combat. Les traitements actuels sont plus précis, moins invasifs et adaptés à chaque patiente, ce qui permet de préserver au mieux votre santé et votre quotidien.

Au-delà des soins médicaux, un accompagnement psychologique et humain complet est disponible pour vous soutenir à chaque étape, écouter vos inquiétudes et vous aider à traverser cette période avec sérénité. Chaque étape du traitement est pensée pour vous permettre de continuer à vivre pleinement, entourée de professionnels attentifs et bienveillant. Gardez confiance, avec le bon soutien et les avancées médicales actuelles, il est possible de lutter contre la maladie tout en préservant votre qualité de vie et votre équilibre. Vous pouvez affronter cette épreuve avec courage et espoir, en sachant que votre bien-être reste au cœur de chaque décision médicale

Notre mission première est de servir les Mauriciens, en particulier les communautés avoisinantes de nos cliniques, en leur offrant une alternative fiable et humaine aux services médicaux publics. Nous mettons l’accent sur la proximité, l’accessibilité et la qualité des soins. Bien entendu, nous bénéficions aussi de l’expertise de médecins et spécialistes réputés, qui renforcent notre crédibilité et notre place dans le paysage médical. Mais notre cœur de cible et notre objectif restent clairs : répondre aux besoins de santé des Mauriciens, avec sérieux et bienveillance, tout en contribuant à l’image d’un système de soins privé solide et digne de confiance

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Le secteur privé de la santé à Maurice : croissance, innovation et nouveaux défis

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Elodie de Spéville COO de Life Together

1. Comment décririez-vous l’évolution du secteur privé de la santé à Maurice ces dernières années ?


Le secteur privé de la santé à Maurice connaît une croissance soutenue. Les dépenses de santé ont progressé à un rythme annuel de près de 10 %, avec une part significative (~13%) captée par les cliniques privées. Cette dynamique est alimentée par plusieurs facteurs : vieillissement rapide de la population, forte prévalence des maladies non transmissibles (diabète, obésité), amélioration du pouvoir d’achat et élargissement de la couverture d’assurance. Toutefois, le marché approche une saturation à horizon 2027, obligeant les opérateurs privés à innover : développer des spécialités à forte valeur, collaborer, et se différencier dans les segments peu couverts. Globalement, le privé est devenu un pilier incontournable du système de santé mauricien, en forte expansion mais soumis à de nouveaux défis stratégiques.

2. En quoi le secteur privé complète-t-il le système de santé public pour répondre aux besoins des patients locaux ?


Le secteur public reste indispensable, il garantit un accès gratuit aux soins pour tous et assure la prise en charge populationnelle. Mais le secteur privé vient en complément en contribuant à désengorger les structures publiques, en réduisant les délais d’attente, en développant certaines spécialités qui ne sont peu disponibles dans le public (chirurgies électives, esthétique, prévention). C’est aussi une façon de proposer plus de choix à la population mauricienne.

3. Comment votre établissement s’inscrit-il dans ce réseau diversifié ?


Life Together se positionne comme un réseau de cliniques de proximité. Nous avons trois cliniques – Forbach, Tamarin et Bon Pasteur, qui s’appuient sur un modèle coordonné : chaque site est ancré dans sa communauté, tout en bénéficiant de la force d’un groupe intégré. Cela nous permet de proposer une prise en charge cohérente et harmonisée dans différentes régions de l’île.

4. Quelles interventions médicales ou chirurgicales de pointe distinguent votre établissement ?



Nous avons plusieurs pôles d’expertise : la chirurgie mini-invasive et ambulatoire à Forbach, la gynécologie et la maternité à Bon Pasteur, et la traumatologie ainsi que la médecine de famille et d’urgences à Tamarin. Nous proposons également un service d’hospitalisation à domicile, qui permet aux patients de bénéficier de soins spécialisés et sécurisés dans le confort de leur environnement familial. Ces spécialités nous permettent de répondre à des besoins bien identifiés et de proposer aux patients des soins de qualité, proches de chez eux.

5. Quelles innovations récentes ont le plus d’impact sur votre activité

Nous avons investi dans la chirurgie mini-invasive, qui offre moins de douleurs post-opératoires et une récupération plus rapide pour les patients. Dans cette même optique, nous développons un service de pointe en radiologie interventionnelle. Cette spécialité utilise l’imagerie médicale comme l’échographie, le scanner pour guider des gestes thérapeutiques, souvent à travers de toutes petites incisions. L’intérêt majeur est de réduire considérablement la lourdeur des interventions chirurgicales traditionnelles, tout en offrant aux patients des soins plus sûrs, plus rapides et moins invasifs. Enfin, avec l’hospitalisation à domicile, nous apportons à Maurice une médecine innovante qui concilie confort et proximité, en phase avec les bonnes pratiques.

6. Comment la modernisation des infrastructures et la montée en compétences du personnel améliorent-elles la qualité des soins ?

La modernisation des infrastructures et la montée en compétences des équipes permettent de prendre en charge des pathologies plus complexes et d’élargir l’offre à des spécialités plus lourdes. Elles renforcent la sécurité et le confort des patients et augmentent les chances de survie comme la qualité de vie à long terme.
À Bon Pasteur, par exemple, nous lançons une rénovation importante avec la création d’une unité de soins intensifs, la modernisation de la maternité et la mise à niveau des urgences. En parallèle, nous investissons dans la formation continue de nos équipes, en organisant des programmes avec des institutions externes mais aussi grâce à l’expertise de nos propres médecins, afin de maintenir/ou développer un haut niveau de compétences et des pratiques partagées. Nous travaillons également à fidéliser nos médecins et nos soignants, en leur offrant des conditions qui leur permettent de s’inscrire dans la durée. Cette stabilité profite directement à la qualité des soins.

7. Comment votre établissement contribue-t-il à la réputation de Maurice comme destination de soins médicaux de qualité ?

Notre mission première est de servir les Mauriciens, en particulier les communautés avoisinantes de nos cliniques, en leur offrant une alternative fiable et humaine aux services médicaux publics. Nous mettons l’accent sur la proximité, l’accessibilité et la qualité des soins. Bien entendu, nous bénéficions aussi de l’expertise de médecins et spécialistes réputés, qui renforcent notre crédibilité et notre place dans le paysage médical. Mais notre cœur de cible et notre objectif restent clairs : répondre aux besoins de santé des Mauriciens, avec sérieux et bienveillance, tout en contribuant à l’image d’un système de soins privé solide et digne de confiance

8. Quelles initiatives avez-vous mises en place pour améliorer l’expérience et le bien-être des patients ?

Notre valeur fondatrice est claire : people caring for people. Elle guide chacune de nos décisions, qu’il s’agisse du management, de l’organisation des soins ou de la prise en charge quotidienne. Bon Pasteur a toujours eu un ADN profondément humain, presque familial. Nous nous faisons un point d’honneur à préserver cette authenticité et à protéger ce cadre chaleureux, car c’est ce qui rend l’expérience unique.

Dans cette même logique, nous avons développé la chirurgie ambulatoire à Forbach et Tamarin. Elle permet aux patients de rentrer rapidement chez eux, avec la possibilité de poursuivre les soins à domicile. Cette approche apporte confort et sérénité, et la satisfaction est excellente. Pour aller plus loin, nous avons instauré dès le départ des forfaits transparents : chacun sait exactement ce qu’il devra régler, ce qui apporte une véritable tranquillité d’esprit.

Nous avons aussi repensé nos espaces d’accueil pour qu’ils soient chaleureux et rassurants. A cela s’ajoute un système de retours patients qui nous permet d’apprendre en continu et d’ajuster nos pratiques.

9. Quels sont les principaux défis auxquels vous faites face dans le secteur privé ?

Le premier défi est d’attirer et de retenir des médecins spécialistes, dans un contexte de forte concurrence. Le deuxième défi est la pénurie d’infirmiers et de soignants qualifiés. Une partie importante du personnel choisit de poursuivre sa carrière à l’étranger, faute d’une reconnaissance et d’une valorisation suffisantes de ce métier. Cette situation nous conduit à recruter des professionnels expatriés, ce qui nécessite des efforts d’intégration et d’adaptation culturelle. À cela s’ajoute le manque de formations spécialisées (blocs opératoires, soins intensifs, diabétologie, gestion de la douleur…), alors même que ces expertises sont indispensables au bon fonctionnement du système de santé. Le troisième est le coût élevé des technologies médicales, qu’il faut pourtant rendre accessibles. Enfin  je dirai qu’une meilleure communication et collaboration entre les différents acteurs de santé (public et privé) est essentielle pour développer un écosystème de santé cohérent et complémentaire au bénéfice des patients.

10. Quelle est votre ambition pour l’avenir de votre institution et pour le positionnement de Maurice ?


Notre ambition est avant tout d’offrir aux Mauriciens une médecine de qualité, humaine et accessible. À Bon Pasteur, nous voulons redonner à cette clinique historique de Rose-Hill toute sa place dans la vie de la communauté. Cela passe par la rénovation complète de la maternité, qui a marqué l’histoire de générations de familles, l’ouverture d’une unité de soins intensifs pour mieux répondre aux urgences vitales et aux cas plus complexes, et la modernisation du service de radiologie et des urgences. Bon Pasteur sera ainsi pleinement une clinique de proximité, moderne et accueillante, au service des habitants de Rose-Hill et de sa région.

À Forbach, nous développons notre pôle de chirurgie ambulatoire avec plus de spécialistes et une offre d’urgences, pour répondre rapidement et efficacement aux besoins. À Tamarin, nous renforçons notre service d’urgence et élargissons les spécialités disponibles, afin de devenir le centre de référence de l’Ouest.

Dans toutes nos cliniques, nous plaçons l’éthique médicale et la relation humaine au centre. Notre valeur clé people caring for people guide chacune de nos décisions, pour que chaque patient se sente compris, respecté et bien accompagné.

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Mieux comprendre l'ostéoporose

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Dr Pravesh Panchoo Chirurgien Orthopédique à Life Medical Clinics

1. Qu’est-ce que l’ostéoporose et quels sont ses effets sur les os ?

L’ostéoporose est une baisse de la densité osseuse qui touche le plus souvent la femme ménopausée (type 1) ou les personnes âgées (type 2).

Elle est quantifiée par un examen radiologique appelé DEXA scan.

Un score inférieur à -2,5 signifie l’ostéoporose. La normale est supérieure à -1.

La patiente est considérée ostéopénique si le score est compris entre -1 et -2,5.

L’ostéoporose peut aussi être secondaire à certaines maladies telles que le myélome multiple, l’hyperparathyroïdie, la polyarthrite rhumatoïde ou à l’utilisation prolongée de certains médicaments comme la cortisone.

L’ostéoporose peut causer des douleurs osseuses, l’usure précoce des articulations, voire des fractures de fragilité. Les fractures les plus fréquentes sont :

  • Fracture de l’épaule
  • Fracture du poignet
  • Tassement de la colonne vertébrale
  • Fracture de la hanche

2. Qui est le plus à risque de développer cette maladie ?

  • Les femmes ménopausées sont plus à risque. La carence en œstrogènes après la ménopause cause une baisse de la densité osseuse.
  • L’âge avancé est automatiquement un facteur de risque, surtout pour les hommes de plus de 70 ans.
  • Les patients sous traitement chronique de corticoïdes.
  • Certaines maladies inflammatoires chroniques.
  • Les patients sédentaires.

3. Quels signes peuvent alerter avant l’apparition de fractures ?

Le seul signe qui alerte avant l’apparition de la fracture est la douleur à l’appui, sans grands efforts physiques, surtout la douleur à la hanche ou à la colonne vertébrale.

4. L’alimentation joue-t-elle un rôle dans la prévention de l’ostéoporose ?

Oui, c’est durant la croissance que l’on acquiert la densité osseuse requise. Une alimentation équilibrée chez l’enfant contribue donc, en grandissant, à une bonne formation des os. Une fois la maturité atteinte, le corps a besoin d’environ 1 g de calcium par jour ainsi qu’une activité physique régulière, pour préserver une bonne densité osseuse.

5. Quelle activité physique est recommandée pour protéger ses os ?

Marcher 30 minutes par jour est suffisant pour préserver la santé osseuse. Les exercices de musculation aident aussi, mais il faut faire attention à ne pas se blesser. Le vélo et la natation sont également bénéfiques.

6. Les femmes sont-elles plus touchées que les hommes ? Pourquoi ?

L’ostéoporose de type 1 touche surtout les femmes. Une baisse des œstrogènes après la ménopause en est la cause principale. L’œstrogène est une hormone chez la femme qui, parmi d’autres fonctions, a également pour rôle de ralentir la résorption osseuse. Une carence en œstrogènes après la ménopause provoque ainsi une résorption accélérée des os. Un traitement hormonal après la ménopause peut aider à retarder l’ostéoporose.

7. Quels traitements aident à ralentir l’ostéoporose ou à renforcer les os ?

On parle de deux classes de médicaments : ceux qui favorisent la formation des os et ceux qui empêchent la résorption des os. Par exemple, le tériparatide est un médicament aidant à la formation des os, et les biphosphonates sont des anti‑résorption.
Associé à cela, il faut continuer à prendre du calcium à raison de 1 g par jour et avoir un taux normal de vitamine D.

8. Comment prévenir les fractures chez les personnes déjà diagnostiquées ?

Tout d’abord, prévenir l’ostéoporose, c’est déjà prévenir les fractures. On peut prévenir l’ostéoporose en maintenant une bonne hygiène de vie, en prenant une supplémentation en calcium et vitamine D lorsque c’est nécessaire, et en traitant les maladies qui peuvent causer l’ostéoporose.
Une fois l’ostéoporose installée, la prévention consiste à la traiter par des médicaments.
Le FRAX score est un score que l’on calcule pour prédire l’apparition de fractures ostéoporotiques. Cet outil nous guide également dans le traitement.

9. L’ostéoporose peut-elle être héréditaire ?

Tout à fait, une bonne partie de la maladie est héréditaire, même si l’environnement et l’hygiène de vie jouent un rôle primordial. Lorsqu’on a un parent du premier degré qui souffre d’ostéoporose, notre risque est plus élevé.

10. Quelles avancées récentes de la recherche offrent de nouvelles solutions ?

Ce n’est que récemment qu’on a découvert que commencer le traitement par un médicament anabolisant au lieu d’un anti‑résorptif est plus efficace dans le traitement de l’ostéoporose avancée. Il existe de nouvelles molécules sur le marché, mais le principe reste le même et simple : soit on produit plus, soit on ralentit l’élimination.

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L'arthrite

Dr Panchoo 3

Dr Pravesh Panchoo, Chirurgien orthopédique à Life Medical Clinics

1. Quelle est la différence entre arthrite et arthrose ?

L’arthrite est une atteinte inflammatoire d’une articulation, secondaire à une maladie du système. Les plus fréquentes sont la goutte, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, etc.

L’arthrose, en revanche, est la dégénérescence d’une articulation qui survient avec l’âge, sans maladie inflammatoire.

Le genou et la hanche sont les articulations les plus touchées par l’arthrose, tandis que l’arthrite peut atteindre n’importe quelle articulation du corps.

Dans les deux cas, il s’agit d’une perte du cartilage articulaire. Ce dernier est une couche de tissu souple, lisse et protectrice, qui facilite les mouvements de l’articulation.

2. Quelles formes d’arthrite sont les plus fréquentes à Maurice ?

La polyarthrite rhumatoïde, la goutte, le lupus et le psoriasis sont les causes les plus fréquentes d’arthrite à Maurice. Lorsque la maladie inflammatoire n’est pas correctement traitée, elle entraîne des arthrites à répétition, qui finissent par endommager l’articulation.

3. Quels en sont les premiers symptômes à reconnaître ?

L’arthrite et l’arthrose se manifestent par des crépitations, des douleurs, une raideur, un gonflement et parfois une déformation de l’articulation. Les crépitations correspondent à des craquements de l’articulation lors des mouvements.

Dans l’arthrite, la douleur et la raideur sont surtout matinales et s’accompagnent d’un gonflement de l’articulation ; la déformation apparaît aux stades avancés.

Dans l’arthrose, en revanche, la douleur et la raideur surviennent plutôt en fin de journée, après la fatigue articulaire.

Ces symptômes entraînent progressivement une perte de mobilité, impactant la qualité de vie.

4. Quels sont les principaux facteurs de risque ?

Pratiquement tout le monde, en vieillissant, développera de l’arthrose. Il s’agit simplement d’un processus naturel de vieillissement du cartilage.
Les principaux facteurs de risque de l’arthrose sont l’obésité, certaines activités entraînant des blessures répétées (comme le football) ainsi que le manque de musculature autour de l’articulation.
Pour l’arthrite, les facteurs de risque sont liés à la maladie systémique elle-même. Par exemple, des antécédents familiaux de polyarthrite rhumatoïde constituent un facteur de risque pour développer la maladie et, par conséquent, l’arthrite. De plus, une maladie systémique mal traitée représente également un facteur de risque.

5. En quoi l’arthrite affecte-t-elle la mobilité et la qualité de vie ?

Les deux conditions, l’arthrite et l’arthrose, s’accompagnent d’une perte progressive de mobilité. La progression de l’arthrite est généralement plus rapide que celle de l’arthrose.
L’arthrose du genou et de la hanche, par exemple, peut entraîner une boiterie et des difficultés à la marche. À un stade plus avancé, les patients peuvent avoir recours à une canne ou à des béquilles.
Si le problème n’est pas pris en charge, la perte de mobilité peut être telle que certains patients finissent en fauteuil roulant.

6. Quels traitements sont proposés localement ?

L’arthrite ou l’arthrose peuvent être traitées soit de façon non opératoire soit par la chirurgie, dépendant du stade de la maladie.
Le traitement non chirurgical consiste en une série de mesures :

  • Perte de poids et renforcement musculaire
  • Physiothérapie
  • Compresses de glace
  • Médicaments anti-inflammatoires et glucosamines
  • Les injections intra-articulaires de cortisone, de PRP, d’acide hyaluronique ou d’aspiration de moelle osseuse
  • Les attelles de correction des déformités
  • Le traitement spécifique de la maladie inflammatoire

La chirurgie est indiquée en cas de non-réponse au traitement conservateur. À un stade avancé de la maladie, des déformités surviennent qui réduisent la mobilité avec peu de réponse au traitement médicamenteux.
La chirurgie consiste à remplacer totalement ou partiellement l’articulation atteinte. Par exemple, dans l’arthrose sévère du genou ou de la hanche, on fait la prothèse totale ou partielle du genou ou de la hanche.
Avec les avancées de la technologie, on arrive maintenant à faire des prothèses custom made du genou. D’ailleurs, la première prothèse du genou custom made a été posée il y a quelques mois à Maurice. Le custom made ou prothèse faite sur mesure a l’avantage de restaurer l’anatomie du patient avec une meilleure mobilité.
On a aussi la chirurgie robotique qui nous aide à faire des chirurgies de précision.

7. Peut-on prévenir ou ralentir l’évolution de la maladie ?

L’arthrite peut être prévenue ou ralentie par le diagnostic précoce de la maladie systémique à l’origine du problème et le traitement adapté.
Pour l’arthrose, c’est différent. Tout le monde vieillira, donc tout le monde souffrira de l’arthrose à un certain degré. On peut ralentir l’apparition de l’arthrose en ayant une bonne hygiène de vie, c’est‑à‑dire en pratiquant des exercices pour renforcer les muscles, en maintenant un poids santé et en évitant les activités provoquant des blessures répétées.

8. Quelles avancées médicales récentes suscitent de l’espoir ?

L’injection de concentrés de moelle osseuse délivrant des cellules souches directement dans l’articulation est prometteuse. Elles permettent la régénération du cartilage endommagé. Les études effectuées dans ce sens ont donné de bons résultats. Cependant, il n’existe pas encore un protocole bien établi concernant ces injections.

9. Comment sensibiliser le public à l’arthrite ?

 Je pense que la majorité de la population est déjà bien au courant de l’arthrite ou de l’arthrose, soit à travers un proche qui souffre de la maladie, soit à travers Internet. La plupart des patients font des recherches en ligne dès qu’ils ont un symptôme. À cela s’ajoute la possibilité d’organiser des journées de l’arthrite pour répondre aux questions de nos patients.

10. Quel soutien peut-on apporter aux patients et à leurs proches ?

Le traitement en lui-même est le soutien, puisqu’il existe des solutions assez efficaces pour la maladie. En cas d’échec du traitement médicamenteux, la chirurgie aide à recouvrer la mobilité, éliminer la douleur et améliorer la qualité de vie. En comprenant cela, les patients acceptent mieux la maladie. Le stade terminal de l’arthrite ou de l’arthrose n’est pas synonyme de paralysie.

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Adolescents et détresse : pourquoi en parler sauve des vies

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Dre. Émilie Rivet, psychologue clinicienne

La simple idée d’aborder le sujet du suicide avec un.e adolescent.e peut faire peur. Et pourtant, oser parler de ce sujet tabou n’encourage pas le risque de passage à l’acte, bien au contraire. Selon la psychologue clinicienne Dre. Émilie Rivet, cela traduit une attitude d’ouverture et d’écoute, qui peut sauver des vies. En ce 10 septembre, Journée mondiale de la prévention du suicide, on vous explique pourquoi et comment en parler.

Reconnaître les signaux d’alerte

Les jeunes, ne verbalisent pas nécessairement leurs pensées ni leurs intentions suicidaires. Certains signes psychologiques doivent alerter : désespoir, irritabilité, perte d’intérêt, culpabilité excessive, colère, faible estime de soi. À cela peuvent s’ajouter des troubles du sommeil, fatigue persistante, isolement, conduites agressives. Des difficultés de concentration ou de mémoire peuvent également trahir une souffrance profonde. Pris ensemble, ces signaux appellent attention et vigilance.

Comprendre les facteurs de risque

Le suicide est multifactoriel. Il résulte d’une combinaison de facteurs. L’adolescence elle-même est une période fragile : le cerveau se réorganise, les émotions s’intensifient. S’y ajoutent parfois des troubles de santé mentale comme la dépression, être victime d’intimidation scolaire, les antécédents et violences au sein de la famille, exclusion sociale ou usage addictifs et compulsifs des  réseaux sociaux, jeux vidéos. Identifier ces facteurs est important pour prévenir et intervenir face aux comportements suicidaires.

Oser poser la question

Parler du suicide avec un.e adolescent.e, c’est avant tout lui offrir un espace d’écoute. Oser dire :

«Parfois, quand on se sent très triste, en colère, découragé.e ou désespéré.e, on peut avoir des pensées de mort. Est-ce ton cas ? Est-ce que cela t’arrive souvent ? Sais-tu quand, comment ou où tu pourrais le faire ?»

Loin de favoriser l’apparition de pensées suicidaires, ces questions directes implanter une idée, cette parole directe servent de repères pour évaluer le niveau de risque suicidaire. «Selon les réponses apportées aux questions, il devient alors possible de chercher ensemble des solutions et de mettre en place l’aide nécessaire pour le soutenir et le protéger», souligne Émilie Rivet.

Quelles mesures de prévention sont les plus efficaces aujourd’hui, tant au niveau individuel que collectif ?

Au niveau individuel, la vaccination contre l’hépatite B est la meilleure protection. Elle est efficace, sûre, et fait partie du calendrier vaccinal à Maurice depuis plusieurs années.
Pour l’hépatite C, pas de vaccin pour l’instant, donc il faut éviter tout contact avec du sang potentiellement infecté : ne pas partager de rasoirs, de seringues, bien choisir les salons de tatouage/piercing, utiliser des préservatifs.
Et au niveau collectif, il faut favoriser le dépistage gratuit et accessible, informer la population, et surtout lever les tabous qui entourent ces maladies.

Protéger, ici et maintenant

Un risque suicidaire moyen/élevé est suspecté lorsque le plan suicidaire est plus ou moins élaborer et que s’ajoutent des signes psychologiques, comportementaux et cognitifs. Dans ces situations, certaines mesures doivent être immédiates: rester auprès de lui, écarter tout objet dangereux, mobiliser les proches et surtout consulter rapidement un.e professionnel.le de santé et un psychologue. Ces mesures permettent de protéger l’adolescent.

Une responsabilité collective

Les principaux axes de prévention en matière de prévention de suicide sont : limiter  l’accès aux moyens de se suicider, échanger avec les médias pour un traitement responsable des suicides, former les professionnel.le.s de santé, soutenir les jeunes LGBTQIA+ ou victimes de violence,, favoriser les habiletés psychosociales dès l’enfance: autant de leviers efficaces, validés par les recherches

Parler, c’est protéger

La prévention du suicide des adolescent·e·s, c’est une responsabilité partagée.
Écouter avec empathie, agir ensemble, oser nommer la souffrance.
En parler, c’est déjà un pas vers la vie.

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Les oublis en série

Dr Dinan

Dr Pascale DinanLife Medical Clinic Bon Pasteur

Quand s’inquiéter des oublis fréquents ?

Le rôle du médecin est crucial pour distinguer un vieillissement normal de troubles pathologiques. Certains signes doivent alerter : une diminution progressive des capacités, une perte d’autonomie rapportée par l’entourage, une charge mentale importante ou encore une humeur basse ou des symptômes dépressifs.

Comment différencier un oubli passager d’un trouble sérieux ?

Il faut prendre en compte le contexte de vie : stress professionnel ou personnel, fatigue, manque de sommeil ou situations émotionnellement difficiles. Le médecin peut alors réaliser un examen clinique, prescrire des tests de mémoire, des analyses sanguines (pour détecter carences, troubles thyroïdiens ou dépression) et demander un examen d’imagerie cérébrale. Ensuite, il posera un diagnostic et proposera un accompagnement adapté

Quelles sont les formes d’hépatite les plus fréquemment diagnostiqué à Maurice ? Existe-t-il des données épidémiologiques fiables à ce sujet ?

Les plus fréquemment rencontrées chez nous sont l’hépatite B et C. On voit aussi, de temps en temps, des hépatites A, mais elles sont généralement aiguës et bénignes, et la plupart sont des cas importés.
Pour les chiffres exacts, les données sont encore fragmentées, car tout le monde ne se fait pas dépister. Mais dans les hôpitaux, on voit régulièrement des cas d’hépatite B chronique, souvent découverts par hasard. Ce qui montre bien qu’il y a probablement beaucoup de cas non diagnostiqués dans la population.

Quelles sont les causes fréquentes des troubles de la mémoire ?

 Parmi les causes réversibles figurent les troubles thyroïdiens et les carences en vitamines. Les causes plus graves incluent la maladie d’Alzheimer (environ 60 % des cas) et d’autres formes de démence. Les signes d’alerte sont : difficultés à se repérer dans le temps ou l’espace, tendance à se perdre, et difficultés à accomplir les gestes quotidiens. La prise en charge repose sur l’écoute, la confiance, un accompagnement empathique (centres d’accueil, soutien familial) et des traitements pour ralentir l’évolution.

Le stress, la fatigue et la surcharge mentale peuvent-ils affecter la mémoire ?

 Oui, ils altèrent la mémoire de travail, autobiographique et épisodique. D’où l’importance de prendre du temps pour soi, de maintenir des liens sociaux et de limiter la surcharge cognitive.

Les enfants peuvent-ils avoir des troubles de la mémoire ?

Oui, certains signes doivent alerter : baisse de concentration, difficultés scolaires persistantes. Des facteurs aggravants sont l’excès de temps passé devant les écrans, le multitâche et la surcharge d’informations. Pour aider, il faut encourager les activités en plein air, les jeux et les interactions sociales.

Pourquoi les jeunes adultes oublient-ils autant aujourd’hui ?

 Le mode de vie moderne, avec multitâche permanent et exposition continue aux écrans, nuit à la concentration et à la mémorisation.

Chez les seniors, comment distinguer vieillissement normal et maladie d’Alzheimer ?

 Seule une évaluation médicale complète avec tests et bilans permet de faire la différence.

Peut-on prévenir ou ralentir le déclin cognitif ?

 Oui, grâce à l’exercice physique régulier, une alimentation équilibrée, la stimulation intellectuelle et sociale, ainsi qu’à l’arrêt du tabac

Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?

 Ils peuvent être bénéfiques en cas de déficits avérés (vitamines, troubles thyroïdiens), mais ne remplacent pas une bonne hygiène de vie.

Quand consulter un spécialiste ?

 Lorsqu’un trouble de la mémoire impacte clairement la vie quotidienne ou inquiète l’entourage, un suivi médical spécialisé s’impose. Le médecin établira un plan de prise en charge adapté.

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Les soins intraveineux à domicile

Dr Ankesh Babooram

Dr Ankesh Babooram – Médecin généraliste et coordinateur, Life Hospital at Home

Life Hospital at Home est un modèle de soins innovant qui fournit des soins de niveau hospitalier au domicile du patient, en remplacement d’une hospitalisation de courte durée. Nous proposons des soins médicaux et paramédicaux de haut niveau, comparables à ceux d’un hôpital public ou privé, dans le confort du domicile, avec une équipe formée, qualifiée et attentive.

Dans un monde où le confort du patient et la qualité des soins doivent aller de pair, les soins intraveineux à domicile s’imposent comme une solution moderne, humaine et efficace. À Maurice, cette pratique gagne du terrain, notamment auprès des personnes âgées, fragiles ou en convalescence. Elle répond à un double besoin : médical et relationnel.

Ce service permet d’administrer à domicile, sous supervision médicale, des traitements intraveineux tels que :
• des antibiotiques IV pour des infections (pulmonaires, urinaires, cutanées)
• des solutions de réhydratation, utiles en cas de gastro-entérite ou de forte fièvre
• des médicaments symptomatiques (anti-inflammatoires, antidouleurs, anti-nauséeux)
• et même des soins de confort palliatif

Ce n’est pas seulement une question de praticité, mais aussi de santé publique. Être soigné chez soi permet d’éviter les risques d’infections nosocomiales, réduit le stress et l’anxiété du patient, et diminue les coûts indirects liés aux déplacements ou à une hospitalisation prolongée.

Pour garantir la sécurité de ces soins, la formation continue de nos professionnels de santé est essentielle. Chaque infirmier(ère) est formé(e) aux protocoles spécifiques aux soins IV à domicile, à la prévention des complications, et à la gestion des urgences. Nous utilisons du matériel stérile et des procédures rigoureuses, assurant des conditions d’hygiène équivalentes à celles d’un établissement hospitalier.

Nous assurons un suivi quotidien et une coordination étroite entre le médecin référent, le personnel soignant et la famille. Car au-delà de l’aspect technique, l’accompagnement humain est au cœur de notre approche. L’écoute, l’empathie et le lien de confiance tissé entre le soignant, le patient et son entourage jouent un rôle central dans le processus de guérison.

Prenons un cas concret : Mme C., 74 ans, souffrait d’une infection urinaire nécessitant cinq jours d’antibiotiques IV. Au lieu d’être hospitalisée, elle a pu rester chez elle, dans un environnement rassurant, entourée de ses proches, tout en bénéficiant d’un encadrement médical rigoureux. Résultat : une récupération plus rapide, moins de stress, et une famille pleinement impliquée et rassurée.

La présence de la famille n’est pas un simple réconfort : elle constitue un soutien thérapeutique majeur. L’entourage joue un rôle clé dans l’adhésion au traitement, la surveillance de l’état de santé et le moral du patient. Les soins à domicile permettent ainsi de mobiliser ces ressources affectives, souvent absentes dans le cadre hospitalier.

Les soins à domicile ne sont pas réservés à une élite. Ils sont conçus pour rendre la santé accessible et humaine, en plaçant le patient au centre du soin. À travers Life Together, nous œuvrons chaque jour pour offrir cette qualité de service partout à l’île Maurice.

Les soins palliatifs :

Le volet palliatif fait partie intégrante de notre mission. À Maurice, les soins palliatifs de support ne sont plus une idée abstraite : ils sont devenus une réalité concrète. Avec notre équipe, nous avons accompagné de nombreuses familles, en apportant un soutien à la fois médical, psychologique et humain. Nos patients, souvent en fin de vie ou atteints de maladies chroniques avancées, ont pu bénéficier chez eux d’un environnement familier, entourés de leurs proches. Ils ont ainsi reçu des soins adaptés — gestion de la douleur, traitements intraveineux, suivi quotidien — dans le respect de leur dignité et de leur rythme de vie. La qualité du lien humain, la présence des êtres chers, et l’attention portée à chaque détail font toute la différence dans ces moments cruciaux.

 

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La santé du coeur

DR BHAYA

Dr Maneesha Bhaya |Paediatric cardiologist, MD (Ped.), DNB (Cardiology), FESC Senior Consultant à Life Medical Clinic Bon Pasteur

Quelles sont aujourd’hui les principales maladies cardiovasculaires les plus fréquentes à Maurice, et quels en sont les facteurs de risque majeurs ?

Les principales maladies cardiovasculaires touchent le cœur et le cerveau et prennent plusieurs formes :

    • Blocage des artères du cœur et du cerveau, souvent à l’origine d’infarctus ou d’AVC. Les principaux facteurs de risque sont le diabète, l’hypertension, l’obésité, la sédentarité, une alimentation pauvre en fruits et légumes, un taux de cholestérol élevé, la consommation de tabac, d’alcool ou de drogues, le stress chronique, l’âge avancé et la prédisposition génétique.

       

    • La fibrillation auriculaire, qui se traduit par un rythme cardiaque irrégulier et rapide. Elle survient surtout avec l’âge et en cas d’hypertension.

       

    • L’insuffisance cardiaque, conséquence possible d’un infarctus antérieur, de troubles du rythme, de l’hypertension ou du diabète, avec également une part de prédisposition génétique.

       

    • La sténose aortique, soit le rétrécissement de la valve aortique du cœur, dont le risque augmente principalement avec l’âge.

Quels gestes simples du quotidien peuvent réellement protéger notre cœur et réduire les risques de complications ?

Pour protéger son cœur et réduire les risques de complications, quelques gestes simples au quotidien peuvent faire toute la différence :

–  Adopter une alimentation équilibrée, riche en légumes, poisson et volaille, avec des apports modérés en huiles et en glucides (pain, riz, etc.).

 – Pratiquer une activité physique régulière, idéalement au moins 30 minutes de marche par jour. Pour les personnes déjà atteintes d’une maladie cardiaque, un programme d’exercices personnalisé, prescrit par leur cardiologue, est recommandé.

–  Suivre correctement son traitement médical en prenant les médicaments prescrits.

Apprendre à gérer son stress grâce à la relaxation, la méditation ou toute activité favorisant le bien-être mental.

À partir de quel âge faut-il commencer à surveiller sa tension artérielle et son cholestérol ?

La tension artérielle doit être mesurée au moins une fois par an chez tous les enfants à partir de l’âge de 3 ans, puis annuellement après l’adolescence.

 

Le cholestérol doit être mesuré dès l’âge de 2 ans chez ceux ayant des antécédents familiaux de maladies cardiaques précoces. Pour tous les enfants, au moins une fois entre 9 et 12 ans et de nouveau entre 17 et 21 ans.

Le stress est-il réellement un facteur aggravant pour la santé du cœur, et comment mieux le gérer ?

Oui et cela n’est pas mesurable. La méditation, le soutien social et le recours à un professionnel peuvent aider.

Quelles sont les erreurs les plus courantes dans l’alimentation des Mauriciens qui nuisent à la santé cardiovasculaire ?

La consommation élevée de farine raffinée (roti, faratha, pains, pizzas, burgers), de riz, de mocktails, cocktails, sodas. Le tout combiné à une très faible consommation de légumes frais.

Des dispositifs fiables et abordables d’autosurveillance de la tension artérielle, du sucre sanguin, de l’oxygénation du sang, montres connectées, etc. Ces données peuvent être facilement transmises aux professionnels de santé, assurant ainsi une protection et un suivi 365 jours par an.

De nouveaux médicaments et procédures mini-invasives sont également disponibles.

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