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Hypertension chez les jeunes à Maurice

Dr Alleesaib Rubina ,Pédiatre à Life Medical Clinic Bon Pasteur

L’hypertension artérielle chez les jeunes est aujourd’hui une problématique de santé publique en forte progression à Maurice. En l’espace de vingt ans, sa prévalence a doublé chez les enfants et adolescents, passant d’environ 3 % à plus de 6 %, touchant ainsi une part croissante de la population jeune.

Cette évolution s’explique principalement par la hausse de l’obésité infantile, elle-même fortement liée aux changements de mode de vie. Le manque d’activité physique, la sédentarité accrue et une alimentation trop riche en sel et en produits transformés constituent les principaux facteurs de risque. Le risque d’hypertension est ainsi significativement plus élevé chez les enfants en surpoids, et encore davantage chez ceux présentant une obésité.

Cette tendance devient préoccupante dès l’enfance, car les habitudes de vie s’installent très tôt et influencent durablement la santé cardiovasculaire. Chez les jeunes, l’hypertension est particulièrement insidieuse car elle reste souvent asymptomatique et donc sous-diagnostiquée. C’est pourquoi une surveillance régulière de la tension artérielle est recommandée dès l’âge de 3 ans.

L’hypertension pédiatrique diffère de celle de l’adulte à plusieurs niveaux. Elle est fréquemment secondaire à une pathologie sous-jacente, notamment rénale ou cardiaque, surtout chez les plus jeunes enfants. Son diagnostic repose également sur des courbes de référence tenant compte de l’âge, du sexe et de la taille, contrairement aux seuils fixes utilisés chez l’adulte. Cependant, avec l’augmentation de l’obésité chez les adolescents, une forme dite “essentielle”, similaire à celle observée chez l’adulte, devient de plus en plus fréquente.

Le caractère silencieux de la maladie rend son dépistage difficile. Dans de nombreux cas, aucun signe évident n’alerte les patients ou leurs familles. Chez les nourrissons, elle peut se manifester par des complications cardiaques, tandis que chez les adolescents et les adultes, elle reste le plus souvent sans symptômes apparents.

À long terme, une hypertension non détectée ou non traitée durant l’enfance peut avoir des conséquences graves. Elle tend à persister à l’âge adulte et augmente fortement le risque de maladies cardiovasculaires précoces, de diabète de type 2 et de mortalité prématurée.

Les habitudes de vie modernes à Maurice jouent un rôle central dans cette situation. L’augmentation du temps passé devant les écrans, la diminution de l’activité physique et la consommation accrue d’aliments transformés contribuent directement à la montée des cas d’hypertension chez les jeunes.

Face à ce constat, la prévention repose avant tout sur des mesures simples mais essentielles. Une activité physique régulière, idéalement plusieurs fois par semaine, permet de réduire significativement la tension artérielle. Une alimentation équilibrée, pauvre en sel et riche en fruits et légumes, est également recommandée, tout comme la surveillance du poids et la qualité du sommeil. Dans certains cas, un suivi médical spécialisé est nécessaire, pouvant inclure un traitement médicamenteux adapté à la sévérité de la situation.

La prise en charge précoce de l’hypertension chez les jeunes est donc essentielle pour limiter les complications à long terme. Elle repose sur une combinaison de prévention, de dépistage régulier et d’accompagnement médical, afin de réduire durablement l’impact de cette maladie silencieuse mais potentiellement grave.

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Santé visuelle à Maurice : une hausse des troubles oculaires liée aux écrans et un enjeu majeur de prévention

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Dr James Li Yim,Ophtalmologue  ,Life Medical Clinic Bon Pasteur

À Maurice, la santé visuelle évolue rapidement sous l’effet des transformations des modes de vie, notamment l’usage intensif des écrans. Depuis la période du COVID-19, cette tendance s’est accentuée dans les contextes scolaire, professionnel et de loisirs, entraînant une augmentation des troubles visuels. La progression de la myopie est particulièrement marquée, touchant aussi bien les enfants que les adultes et devenant un enjeu de santé publique.

Chez l’enfant, la prévention repose sur des habitudes simples mais essentielles. L’exposition aux écrans est déconseillée avant l’âge de 5 ans, puis doit rester limitée par la suite. Le temps passé en extérieur joue un rôle protecteur important, avec une recommandation d’au moins deux heures par jour sans écran afin de réduire le risque de myopie. Les activités prolongées en vision de près, comme la lecture ou l’utilisation intensive des écrans, sont également associées à une augmentation de ce risque. Les dispositifs de filtration de la lumière bleue, souvent mis en avant, ne suffisent pas à eux seuls à prévenir les troubles visuels, la réduction globale du temps d’écran restant la mesure la plus efficace.

Les pathologies oculaires les plus fréquemment rencontrées dans la pratique clinique incluent la cataracte, le glaucome et les atteintes rétiniennes. La cataracte concerne principalement les adultes et demeure une cause importante de baisse de vision. Les rétinopathies, en particulier celles liées au diabète, sont également très répandues à Maurice, en lien avec la prévalence élevée de cette maladie. Le glaucome représente un autre enjeu majeur, en raison de son évolution progressive et souvent silencieuse au début, sans symptômes perceptibles pour le patient.

La question du dépistage reste centrale. Bien que la sensibilisation soit présente, le recours aux examens de contrôle réguliers n’est pas encore systématique. De nombreuses maladies oculaires évoluent sans signes d’alerte précoces, ce qui rend leur diagnostic tardif particulièrement problématique. La rétinopathie peut entraîner des complications silencieuses, tandis que le glaucome affecte progressivement le champ visuel sans que le patient ne s’en rende compte. Un suivi régulier est donc essentiel, avec un contrôle annuel recommandé pour les patients diabétiques, et une surveillance du glaucome à partir de 50 ans, ou dès 40 ans en cas de facteurs de risque familiaux.

Les avancées technologiques ont profondément amélioré la prise en charge en ophtalmologie. Les techniques modernes d’imagerie permettent une analyse fine de la rétine et du nerf optique, facilitant un diagnostic plus précoce et plus précis. Les options thérapeutiques se sont également diversifiées, incluant les traitements au laser, les injections intraoculaires et la chirurgie pour les formes avancées de maladies rétiniennes. Pour le glaucome, la prise en charge débute le plus souvent par des collyres, avec recours au laser ou à la chirurgie lorsque cela est nécessaire. Ces innovations permettent aujourd’hui de mieux stabiliser les pathologies, à condition qu’elles soient détectées à temps.

La prise en charge des patients repose également sur une collaboration étroite entre ophtalmologistes et opticiens. Les opticiens jouent un rôle de premier niveau dans le dépistage et l’orientation des patients grâce à des équipements de plus en plus performants et à la formation des professionnels de la vision. Les ophtalmologistes assurent ensuite le diagnostic, le traitement et le suivi médical, avant de réorienter les patients vers les opticiens pour l’adaptation des corrections visuelles. Cette complémentarité permet un parcours de soins mieux structuré et plus accessible.

Dans un contexte de hausse des troubles visuels, la prévention, le dépistage précoce et la coordination entre professionnels de santé apparaissent essentiels pour préserver durablement la santé oculaire de la population.

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Endométriose : comprendre, diagnostiquer et mieux vivre avec

Dr Nad Poullé, Gynécologue-obstétricien ,Life Medical Clinics

L’endométriose est une maladie chronique encore insuffisamment comprise, qui touche de nombreuses femmes à travers le monde. Elle se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus, entraînant douleurs et complications parfois importantes. Sa classification repose sur le système révisé de l’American Society for Reproductive Medicine (rASRM), qui distingue quatre stades selon la localisation, la profondeur et l’étendue des lésions observées lors d’une exploration chirurgicale, le plus souvent par laparoscopie. Le stade I correspond à une forme minimale avec de petites lésions superficielles, tandis que le stade IV désigne une forme sévère marquée par des lésions profondes, des kystes ovariens volumineux et des adhérences importantes pouvant fixer les organes entre eux.

Malgré sa fréquence, l’endométriose reste encore trop souvent sous-diagnostiquée ou diagnostiquée tardivement. Cette situation s’explique notamment par la diversité des symptômes, qui peuvent être confondus avec ceux d’autres pathologies touchant la vessie ou le système digestif. Les lésions étant parfois situées dans des zones difficiles à visualiser, les manifestations cliniques varient considérablement d’une patiente à l’autre. De nombreuses femmes traversent ainsi un long parcours médical avant d’obtenir un diagnostic, certaines se voyant encore dire que leurs douleurs relèvent de simples menstruations normales.

Les symptômes les plus fréquents incluent des douleurs pelviennes chroniques évoluant depuis plusieurs mois, des règles particulièrement douloureuses impactant la qualité de vie, ainsi que des douleurs lors ou après les rapports sexuels. Des troubles digestifs ou urinaires cycliques peuvent également apparaître, notamment des douleurs à la défécation, la présence de sang dans les selles ou les urines, ou encore des douleurs à la miction. L’infertilité peut également être associée à ces symptômes. Le risque est accru en cas d’antécédents familiaux d’endométriose.

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique comprenant un examen abdominal et pelvien, lorsque celui-ci est possible. Cet examen peut révéler des zones douloureuses, des masses ou une diminution de la mobilité des organes. L’imagerie médicale joue un rôle complémentaire essentiel, notamment grâce à l’échographie et à l’IRM pelvienne, qui permettent de détecter certaines anomalies structurelles. Toutefois, ces examens peuvent parfois être insuffisants ou donner des résultats équivoques, nécessitant des investigations supplémentaires pour confirmer le diagnostic.

La prise en charge de l’endométriose doit être individualisée et adaptée aux besoins spécifiques de chaque patiente. Elle vise à soulager les symptômes, à limiter la progression de la maladie et à préserver la fertilité lorsque cela est souhaité. Les traitements incluent des antalgiques, en particulier les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi que des thérapies hormonales telles que la pilule contraceptive, les implants, les dispositifs intra-utérins hormonaux ou encore des traitements agissant sur la production hormonale ovarienne. Dans certains cas, notamment en présence de kystes ovariens, de lésions profondes ou en l’absence de désir de grossesse, une intervention chirurgicale peut être envisagée.

La chirurgie est recommandée lorsque les symptômes sont sévères ou résistants aux traitements médicaux, ou encore en cas de lésions importantes. Elle peut améliorer significativement la qualité de vie et, dans certains cas, les chances de grossesse. Cependant, elle comporte également des risques et nécessite parfois une approche multidisciplinaire, notamment lorsque plusieurs organes sont atteints.

L’impact de l’endométriose sur la fertilité est variable, mais la maladie peut entraîner une hypofertilité même à un stade précoce. Les formes avancées peuvent provoquer des adhérences ou des kystes ovariens affectant la fonction reproductive. Dans ces situations, la chirurgie peut améliorer les chances de conception naturelle, tandis que le recours à l’assistance médicale à la procréation peut être nécessaire.

Au-delà des aspects médicaux, la prise en charge de l’endométriose doit intégrer les dimensions psychologiques et sociales. La maladie peut affecter profondément la qualité de vie, les relations personnelles et la vie professionnelle. Une approche globale et multidisciplinaire est essentielle, impliquant différents spécialistes tels que gynécologues, experts de la douleur, psychologues et spécialistes de la fertilité, afin d’assurer un accompagnement complet et adapté.

Les avancées récentes offrent des perspectives encourageantes. L’amélioration des techniques d’imagerie permet un diagnostic plus précoce, tandis que l’intelligence artificielle et la réalité augmentée contribuent à une meilleure cartographie des lésions, notamment en chirurgie. De nouveaux traitements combinant des modulateurs hormonaux et des thérapies de substitution permettent une prise en charge prolongée, en dehors des projets de grossesse. Par ailleurs, la mobilisation d’organisations internationales contribue à une meilleure sensibilisation et à un soutien accru des patientes.

À mesure que la reconnaissance de l’endométriose progresse, les espoirs se renforcent quant à une amélioration du diagnostic, des traitements et de la qualité de vie des femmes concernées par cette maladie chronique souvent invalidante.

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Prendre soin de ses reins : un enjeu de santé silencieux mais vital

Dr Ougrashan Bheekharry - Néphrologue

Dr Ougrashan Bheekharry,Néphrologue  ,Life Forbach & Tamarin Medical Clinics

Les maladies rénales sont souvent qualifiées de « silencieuses » car elles se développent généralement sans symptômes perceptibles aux premiers stades. Cette absence de signes cliniques rend leur détection difficile sans dépistage ciblé. Contrairement aux douleurs lombaires fréquentes, qui sont souvent d’origine musculaire ou vertébrale, les véritables douleurs rénales peuvent être liées à des calculs ou des infections urinaires, mais elles restent relativement rares.

Les principaux facteurs de risque

Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer une insuffisance rénale :

  • Le diabète, responsable de l’atteinte des petits vaisseaux sanguins des reins.

  • L’hypertension artérielle, qui endommage les parois des vaisseaux rénaux et réduit la capacité de filtration du sang.

  • Les maladies vasculaires, les inflammations ou infections des reins (néphrites), ainsi que certaines affections urologiques comme les calculs rénaux ou les troubles de la prostate.

  • Les maladies héréditaires et certains médicaments, notamment les anti-inflammatoires, peuvent également jouer un rôle.

Le diabète, l’hypertension et les maladies rénales forment un véritable « triangle pathologique » : chacun de ces troubles peut aggraver les autres, créant un cercle vicieux qui peut mener à l’insuffisance rénale.

Signes à surveiller

Certains symptômes doivent inciter à consulter rapidement :

  • Fatigue persistante

  • Hypertension artérielle

  • Œdèmes (chevilles, jambes, visage)

  • Urines mousseuses

  • Envies fréquentes d’uriner, surtout la nuit

  • Perte d’appétit ou de poids

  • Nausées ou démangeaisons cutanées

  • Essoufflement, confusion ou troubles de la concentration

  • Crampes musculaires ou anémie

  • Diminution du volume d’urine

Un dépistage simple et efficace

La bonne nouvelle, c’est que le dépistage des maladies rénales est simple et rapide :

  • Analyse d’urine

  • Analyse de sang pour mesurer la créatinine et l’urée

  • Mesure de la tension artérielle

Il est recommandé que tout adulte effectue ce contrôle au moins une fois par an. Les personnes atteintes de diabète ou d’hypertension doivent absolument se soumettre à un suivi régulier.

Prévenir l’insuffisance rénale

De nombreux changements de mode de vie peuvent protéger vos reins :

  • Boire suffisamment d’eau (sauf en cas d’insuffisance rénale avancée ou de problèmes cardiaques)

  • Manger sainement en limitant le sel, le sucre et les aliments transformés

  • Maintenir un poids sain et pratiquer une activité physique régulière

  • Surveiller la tension artérielle et la glycémie

  • Éviter le tabac et l’usage fréquent d’anti-douleurs

  • Faire régulièrement des analyses si vous êtes à risque

Options thérapeutiques en cas d’insuffisance rénale

Lorsque la fonction rénale se dégrade, plusieurs solutions existent :

  • Hémodialyse : purification du sang grâce à un rein artificiel.

  • Dialyse péritonéale : filtration des déchets via le péritoine, la membrane qui tapisse l’abdomen.

  • Transplantation rénale : greffe permettant de restaurer une fonction rénale normale.

Ces traitements deviennent indispensables lorsque la fonction rénale chute à environ 10 % ou moins. Sans dialyse ou greffe, la maladie devient fatale.

Journée mondiale du rein : sensibiliser pour mieux prévenir

Chaque année, le deuxième jeudi de mars, la Journée mondiale du rein met l’accent sur la prévention et la sensibilisation. Le thème 2026, « La santé rénale pour tous : prendre soin des personnes, protéger la planète », rappelle l’importance de préserver à la fois notre santé et celle de notre environnement.

Le message clé : adopter un mode de vie sain, équilibré et actif, et ne pas négliger le dépistage régulier. Avec une prévalence d’une personne sur dix concernée par la maladie rénale, chaque adulte devrait se faire contrôler au moins une fois par an, et plus particulièrement les personnes diabétiques ou hypertendues.

Prendre soin de ses reins, c’est investir dans sa santé sur le long terme. Commencez dès aujourd’hui !

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Cancer à Maurice : comprendre, prévenir et agir ensemble

Dr. Bundhoo

Dr Yashmeeta Bundhoo,Oncologue consultante externe ,Life Forbach/Tamarin/Bon Pasteur Medical Clinics

À Maurice, comme dans de nombreux pays en pleine transition sanitaire, le cancer s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. Chez les femmes, le cancer du sein demeure le plus fréquent, tandis que chez les hommes, les cancers de la prostate, du poumon et colorectal sont les plus couramment diagnostiqués. Chaque année, plusieurs milliers de nouveaux cas sont recensés sur l’île, une réalité qui reflète à la fois le vieillissement progressif de la population et l’amélioration des capacités de dépistage et de diagnostic. Face à cette situation, une responsabilité collective s’impose : celle de transformer les constats en actions concrètes, en renforçant la prévention, le dépistage précoce et l’accès équitable aux traitements modernes.

Le nombre de cancers diagnostiqués augmente progressivement, sous l’effet de facteurs bien identifiés tels que l’allongement de l’espérance de vie, l’évolution des modes de vie, la sédentarité, le tabagisme, la consommation d’aliments ultra-transformés, mais aussi grâce à une meilleure sensibilisation de la population. Cette hausse ne doit cependant pas être perçue uniquement comme une mauvaise nouvelle. Elle témoigne également d’une prise de conscience collective et d’une détection plus précoce de la maladie. Le défi actuel ne consiste plus seulement à traiter le cancer, mais aussi à l’anticiper, à informer la population et à évoluer vers une médecine plus préventive et personnalisée.

Bien que le cancer reste plus fréquent après l’âge de 50 ans, en raison du vieillissement cellulaire, on observe aujourd’hui une augmentation de certains cancers chez des patients plus jeunes, notamment les cancers du sein et colorectal. Cette évolution rappelle que le cancer n’est plus exclusivement une maladie du grand âge. La prévention doit commencer tôt, dès l’âge adulte, non pas pour susciter la peur, mais pour construire une population informée, capable de reconnaître les signaux d’alerte et d’agir rapidement.

Certains symptômes doivent en effet alerter et conduire à une consultation médicale sans tarder, comme une perte de poids inexpliquée, un saignement inhabituel, l’apparition ou l’augmentation d’une masse, une toux persistante, des douleurs inexpliquées ou des changements durables des habitudes digestives ou urinaires. Un symptôme qui persiste n’est jamais anodin. Trop souvent, la peur ou le déni retardent la prise en charge, alors qu’un cancer détecté tôt est généralement mieux traité, avec des traitements moins lourds et de meilleures chances de guérison.

La réduction du risque de cancer repose en grande partie sur des gestes simples mais essentiels : ne pas fumer, limiter la consommation d’alcool, maintenir un poids sain, pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation riche en fruits, légumes et fibres, et participer aux programmes de dépistage. Toutefois, la prévention ne se limite pas aux comportements individuels. Parler du cancer, briser les tabous et encourager le dialogue font également partie intégrante de la solution. Une société informée protège mieux ses citoyens, et la prévention doit s’inscrire dans une véritable culture nationale.

Parallèlement, le système de santé mauricien a connu des avancées significatives ces dernières années dans la prise en charge du cancer. Le secteur public joue un rôle central, tandis que le secteur privé complète l’offre avec des structures spécialisées en oncologie intégrée. Des centres dédiés proposent désormais des parcours complets incluant radiothérapie, oncologie médicale et suivi multidisciplinaire, grâce à des technologies modernes, permettant aux patients d’accéder à des soins de niveau international sans nécessairement quitter le pays.

Au-delà de l’aspect médical, le cancer demeure une épreuve humaine, familiale et sociale. Il est cependant essentiel de rappeler qu’il n’est plus synonyme de fatalité. Le message adressé aux Mauriciens est clair : écouter son corps, effectuer les dépistages recommandés et ne jamais hésiter à consulter. Les progrès de la médecine et l’évolution des traitements offrent aujourd’hui de réelles perspectives, et aucun patient n’est seul face à la maladie.

Enfin, la lutte contre le cancer nécessite une mobilisation nationale impliquant l’ensemble des acteurs. Il est indispensable de poursuivre les investissements dans la prévention, le dépistage accessible, la formation spécialisée et l’innovation technologique, tout en renforçant la collaboration entre les secteurs public et privé. Soutenir le développement de centres spécialisés, améliorer les parcours de soins et intégrer davantage la médecine personnalisée constituent des priorités pour les années à venir. Le cancer est un défi national qui appelle une réponse coordonnée, ambitieuse et durable.

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Coup de chaleur chez les seniors : vigilance et prévention indispensables

Dr Keshika D. Naran ,Emergency doctor of Life Medical Clinic Tamarin

Chaque été, les vagues de chaleur rappellent une réalité sanitaire préoccupante : le coup de chaleur, ou hyperthermie sévère, reste une urgence médicale majeure chez les personnes âgées. Caractérisé par une température corporelle dangereusement élevée, une peau chaude et rouge, ainsi que des troubles neurologiques tels que confusion et malaise, il peut évoluer très rapidement vers des complications graves, voire mortelles. Ses signes précoces sont souvent discrets ou confondus avec d’autres affections liées à l’âge, rendant la vigilance essentielle.

À domicile, les premiers symptômes peuvent passer inaperçus. Fatigue inhabituelle, faiblesse, maux de tête, vertiges, nausées ou perte d’appétit sont autant de signaux qui doivent alerter. Les changements de comportement — désorientation, irritabilité, agitation ou somnolence excessive — constituent également des signes précurseurs. La peau devient progressivement chaude et parfois rouge, la transpiration peut diminuer et la production d’urines se raréfier. La rapidité d’intervention conditionne fortement le pronostic.

Les seniors sont particulièrement vulnérables à l’hyperthermie sévère. Le vieillissement altère les mécanismes de régulation thermique et réduit la sensation de soif, entraînant souvent une hydratation insuffisante. Le cœur et les reins, fragilisés par des maladies chroniques, tolèrent mal la déshydratation et les variations de température. S’y ajoutent des facteurs sociaux et environnementaux : isolement, mobilité réduite, logements mal adaptés à la chaleur ou troubles cognitifs empêchant de percevoir le danger.

En cas de coup de chaleur, il est crucial d’agir sans attendre. La personne doit être déplacée dans un endroit frais, ses vêtements desserrés ou retirés, et son corps rafraîchi à l’aide de linges humides, d’un ventilateur ou d’une brumisation. Si elle est consciente et capable d’avaler, de petites gorgées d’eau sont recommandées. Les secours doivent être appelés immédiatement, et il ne faut jamais forcer à boire ou donner de l’alcool ou des boissons glacées.

Certaines situations augmentent le risque : prise de médicaments tels que diurétiques, antihypertenseurs ou psychotropes, maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou rénale, troubles neurologiques), isolement social ou précarité énergétique. La prévention repose sur des mesures simples mais vitales : boire régulièrement, privilégier une alimentation légère et riche en eau, maintenir le logement frais et bien ventilé, se rafraîchir plusieurs fois par jour, porter des vêtements légers et éviter les sorties aux heures les plus chaudes. Les proches et aidants jouent un rôle essentiel, en surveillant quotidiennement la température, l’hydratation, le comportement et l’alimentation des seniors.

Lorsque l’hyperthermie sévère survient, le traitement d’urgence repose sur un refroidissement rapide et contrôlé, une perfusion intraveineuse pour corriger la déshydratation, une oxygénothérapie et une surveillance étroite des fonctions vitales. Les complications possibles incluent troubles cardiaques, insuffisance rénale aiguë, troubles de la coagulation et atteintes neurologiques, nécessitant parfois une hospitalisation en soins intensifs.

Même après un épisode, les conséquences peuvent être durables : déclin cognitif, perte d’autonomie, fragilisation générale et risque de récidive. La vigilance collective, la prévention et la réactivité restent donc les meilleures armes pour protéger les seniors lors des périodes de forte chaleur.

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Intoxications alimentaires : comment consommer fruits de mer et poissons en toute sécurité

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Dr Florent Savary ,Head of ER,Medical Director of Life Medical Clinics

Les fruits de mer et les poissons sont des aliments riches et bénéfiques pour la santé, mais leur consommation comporte certains risques lorsque ces produits sont mal conservés ou mal préparés. Des intoxications alimentaires peuvent survenir rapidement et provoquer des symptômes parfois graves, rendant la vigilance essentielle tant pour les consommateurs que pour les professionnels.

Les intoxications liées aux produits de la mer sont le plus souvent d’origine microbienne. Elles apparaissent lorsque la chaîne du froid est interrompue, lors d’une cuisson insuffisante ou par contamination croisée avec des aliments crus ou des surfaces contaminées. Certaines toxines naturelles présentes dans certains poissons ou algues peuvent également provoquer des intoxications spécifiques. Les bactéries les plus fréquentes incluent Salmonella, Listeria et des bactéries marines comme Vibrio, tandis que les virus tels que le norovirus peuvent contaminer les coquillages. L’histamine, générée par des poissons mal conservés, est un autre facteur de risque courant.

Les symptômes apparaissent généralement quelques heures à un ou deux jours après consommation : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, fatigue et parfois fièvre. Dans certains cas, des fourmillements, vertiges, troubles visuels ou réactions allergiques peuvent survenir. La déshydratation peut s’installer rapidement, surtout chez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

Pour éviter les intoxications, il est important d’acheter ses produits de la mer auprès de points de vente fiables, en vérifiant leur fraîcheur : les poissons doivent être réfrigérés sur de la glace, avoir les yeux clairs et la chair ferme, tandis que les coquillages doivent se refermer au toucher et ne présenter aucune odeur suspecte. À domicile, les fruits de mer et poissons doivent être conservés entre 0 et 4 °C et consommés rapidement. La cuisson complète, le respect des règles d’hygiène et la prévention des contaminations croisées sont indispensables pour limiter les risques.

Les professionnels de la restauration et des poissonneries sont soumis à des contrôles sanitaires stricts, incluant la surveillance de la chaîne du froid, l’hygiène des locaux et la traçabilité des produits. Les consommateurs doivent également rester attentifs aux signes d’alerte après consommation : en cas de vomissements, diarrhées persistantes, fièvre ou déshydratation, il est recommandé de consulter un médecin rapidement, surtout pour les populations vulnérables.

Les intoxications alimentaires liées aux produits de la mer sont plus fréquentes en période estivale, lorsque la chaleur favorise la prolifération bactérienne. Une prévention efficace repose sur des bonnes pratiques simples : acheter frais et de qualité, conserver correctement, cuire suffisamment et rester attentif aux signes de malaise après consommation. En cas de doute, il vaut toujours mieux jeter un produit que de prendre le risque d’une intoxication.

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Chaleur au travail : protéger la santé des salariés face aux fortes températures

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Dr Aadila Issack,Medical Director of Life Medical Clinics

Lorsque les températures augmentent, le corps humain est mis à rude épreuve. En milieu professionnel, la chaleur excessive peut rapidement devenir un véritable risque pour la santé des salariés, en particulier lorsque les conditions de travail impliquent une exposition prolongée au soleil, un effort physique soutenu ou un environnement mal ventilé.

Face à la chaleur, l’organisme peine à réguler sa température interne. Cela peut entraîner une déshydratation, un épuisement lié à la chaleur, voire, dans les situations les plus graves, un coup de chaleur, qui constitue une urgence médicale. Ces risques concernent tout particulièrement les travailleurs en extérieur — comme dans les secteurs du bâtiment, de l’agriculture, de l’entretien ou de la sécurité — mais aussi toute personne exerçant une activité physique intense. La chaleur peut également aggraver certaines maladies chroniques et augmenter le risque d’accidents du travail en raison de la fatigue et de la diminution de la vigilance, surtout lorsque l’humidité est élevée.

Certains signes doivent alerter immédiatement : maux de tête, vertiges, nausées, fatigue inhabituelle, diminution des urines ou changement de leur couleur, confusion ou troubles du comportement. Leur apparition nécessite une mise au repos rapide, une réhydratation immédiate et, si les symptômes persistent ou s’aggravent, une prise en charge médicale urgente.

Pour limiter les risques, des mesures simples mais essentielles peuvent être mises en place. Une hydratation régulière — environ deux à trois litres d’eau par jour si l’état de santé le permet — est primordiale. Il est également recommandé de limiter l’exposition directe au soleil, de porter des vêtements légers, amples et de couleur claire, et d’utiliser des équipements de protection adaptés pour le travail en extérieur, comme des chapeaux ou des lunettes de soleil. Les espaces de travail doivent être correctement ventilés et, lorsque cela est possible, le rythme de travail doit être ajusté afin d’éviter les efforts aux heures les plus chaudes de la journée.

L’adaptation des horaires et l’instauration de pauses supplémentaires deviennent particulièrement nécessaires lorsque le travail se déroule en plein soleil, exige un effort physique important ou se fait dans un environnement confiné. Ces ajustements permettent de réduire l’exposition à la chaleur et de favoriser une récupération suffisante.

Les entreprises ont un rôle clé à jouer dans la prévention. Mettre à disposition des points d’eau accessibles, aménager des zones ombragées ou climatisées pour les pauses, organiser le travail de manière adaptée et sensibiliser les salariés aux risques liés à la chaleur sont autant d’actions efficaces. Former les encadrants à reconnaître les signes d’alerte permet également d’intervenir rapidement et d’éviter des situations graves.

Du côté des salariés, adopter de bonnes habitudes contribue à préserver la santé pendant les périodes de forte chaleur : boire régulièrement, maintenir une alimentation équilibrée, éviter les repas trop lourds, respecter des horaires de repas réguliers, ne pas retenir l’envie d’uriner et signaler sans attendre tout symptôme inhabituel. Écouter son corps reste fondamental : la soif, la fatigue ou les étourdissements ne doivent jamais être ignorés.

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Fatigue invisible : écouter ce que l’esprit tente de dire

Olivia Pech,Psychologue clinicienne, Psychotraumatologue, Psychothérapeute et praticienne EMDR accréditée EMDR Europe.

Fatigue persistante, manque d’élan, sensation d’avoir la batterie déjà presque vide dès le réveil… Et si cette lassitude n’était pas uniquement physique ? Même avec une hygiène de vie équilibrée, une alimentation soignée et des cures régulières de vitamines ou de minéraux, l’énergie ne revient pas toujours. Parfois, la source de l’épuisement se situe ailleurs.
L’esprit, sans être hostile, peut devenir un colocataire envahissant : bruyant, exigeant et particulièrement énergivore.

Lorsque le corps semble tenir, mais que l’élan intérieur disparaît, certains signaux ne trompent pas. Une fatigue présente dès le matin malgré le repos, un sommeil peu réparateur ou ponctué de réveils nocturnes, une sensation de lourdeur ou de décalage avec soi-même. Les pensées s’accumulent, la tête paraît pleine, l’émotivité s’intensifie, l’irritabilité augmente et le plaisir s’efface peu à peu. Ce tableau évoque moins une fatigue physique qu’un véritable épuisement mental.

Heureusement, apaiser cette surcharge ne nécessite pas toujours de bouleverser son quotidien. De simples ajustements peuvent déjà soulager l’esprit. Réduire le multitâche, revenir à une chose à la fois, pratiquer quelques exercices de pleine conscience ou externaliser ses pensées en les écrivant ou en les partageant à voix haute permet de libérer de l’espace mental. Instaurer de vraies pauses sans écran, se reconnecter à des souvenirs agréables ou pratiquer une respiration lente – en inspirant brièvement et en expirant plus longuement pendant quelques minutes – aide à calmer le système nerveux. Imaginer un lieu sûr et apaisant, en se concentrant sur les sensations agréables, favorise également une sortie progressive de l’hyperactivation mentale.

Il est aussi important de distinguer le stress ponctuel de l’épuisement mental. Le stress « normal » fluctue, monte puis redescend, laissant place à la récupération. L’épuisement, lui, s’installe dans la durée. Le repos ne suffit plus, le sommeil perd sa fonction réparatrice et l’équilibre émotionnel devient plus fragile. À ce stade, il ne s’agit plus de tenir coûte que coûte, mais de véritablement prendre soin de soi.

Chez certaines femmes, notamment en période de périménopause, cette fatigue mentale peut être amplifiée par des variations hormonales. Autour de la quarantaine, parfois plus tôt, des baisses progressives d’œstrogènes et de progestérone peuvent générer de nombreux symptômes souvent méconnus : fatigue chronique, troubles du sommeil, brouillard mental, douleurs articulaires ou fluctuations émotionnelles. Un bilan médical peut alors permettre de mieux comprendre ce qui se joue et d’envisager un accompagnement adapté. D’ailleurs, en France, une consultation dédiée à la ménopause sera prise en charge par l’Assurance maladie à partir de 2026 pour les femmes de 45 à 65 ans, afin de renforcer la prévention et l’information.

En parallèle, certains outils concrets peuvent soutenir le quotidien : la cohérence cardiaque pratiquée quelques minutes par jour, l’écriture de décharge mentale dans un carnet, des mouvements doux et réguliers comme la marche ou les étirements, ou encore de petites routines rassurantes pour le cerveau. L’objectif n’est pas la performance, mais la régulation.

À celles et ceux qui se sentent vidés par leurs propres pensées, il est essentiel de rappeler que ce vécu n’est ni une faiblesse ni un manque de volonté. Les mécanismes mentaux sont souvent des stratégies d’adaptation mises en place à un moment donné pour faire face. Aujourd’hui, avec plus de conscience, il est possible de les ajuster avec douceur.

Retrouver de l’énergie passe parfois par des gestes simples et accessibles. Se reconnecter à la nature, ralentir, baisser le volume intérieur en laissant monter celui de la musique, observer la lumière et les couleurs d’un coucher de soleil… Autant de façons de ramener un peu de légèreté là où l’esprit s’était trop longtemps tendu.

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Nouvelle année, nouveaux départs : comment se fixer des objectifs réalistes et bienveillants

Photo Planel ME

Planel Marie Elizabeth,Psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie et gérontologie, Life Medical Clinic Bon Pasteur

Quel impact psychologique le passage à la nouvelle année peut-il avoir sur l’état d’esprit des individus ?

À Maurice comme ailleurs, le passage à la nouvelle année ne se limite pas à un changement de date. Il constitue un repère symbolique fort, comparable au fameux « lundi, je commence ». Il marque une frontière entre un avant et un après et nourrit l’idée d’un nouveau départ possible, suscitant espoir et motivation, mais aussi parfois pression ou frustration

Pourquoi le mois de janvier semble-t-il particulièrement propice aux changements et aux nouvelles résolutions ?Pourquoi le mois de janvier semble-t-il particulièrement propice aux changements et aux nouvelles résolutions ?

Le « Fresh Start Effect » (Dai et al., 2014) décrit comment certains jalons temporels, début de semaine, mois, année, anniversaire ou fêtes, facilitent l’adoption de nouveaux comportements. Il souligne que ces moments qui donnent l’impression de compteur mis à zéro, permettent alors de mettre à distance les imperfections passées et de se projeter dans une vision plus globale de soi. Le temps agit comme un booster psychologique, relançant les intentions et donnant l’élan nécessaire pour initier le changement.

Quelles stratégies permettent de se fixer des objectifs réalisables et de maintenir sa motivation sur le long terme ?

Pour que nos résolutions ne soient pas aussi éphémères que nos traditionnels feux d’artifice et pétards de minuit, certains outils sont à notre disposition.

Ainsi, des recherches menées par Milkman et al. (2020) montrent que l’association d’un objectif à une activité plaisante (connu comme le temptation bundling) augmente de 10 à 14 % la régularité de la pratique. L’exemple utilisé dans l’étude est celui de l’écoute d’un livre audio associé aux sessions de sport. Ainsi, le changement repose autant sur la volonté que sur des stratégies adaptées au fonctionnement humain. Il devient alors essentiel de combiner motivation et méthodes concrètes pour augmenter les chances de réussite.

Comment organiser ses résolutions et ajuster ses priorités pour préserver sa santé mentale tout au long de l’année ?

Un des outils de structuration est la méthode WOOP (Wish, Outcome, Obstacles, Plan). Elle aide à clarifier ses souhaits, identifier le bénéfice attendu, anticiper les obstacles et planifier des réponses concrètes. Une intention positive et orientée vers l’action, comme « commencer à faire du vélo », est généralement plus mobilisatrice qu’un objectif formulé en termes de privation type « je dois diminuer mon temps d’écran ». Le soutien social et l’acceptation de jours de pause favorisent l’adhésion sur le long terme.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui n’ont pas réussi à tenir leurs résolutions en 2025 pour mieux aborder 2026 ?

Comme déjà mentionné, le début d’année est propice à réévaluer ses priorités, ses relations aux autres et son rythme de vie. Donc, ajuster ce qui peut l’être, reconnaître ses limites et être attentif aux signaux internes, comme la fatigue, l’irritabilité, la perte de plaisir, est essentiel pour préserver la santé mentale et prévenir l’épuisement.

Ce travail d’introspection permet de mieux aligner ses résolutions avec ses besoins réels et de poser un cadre soutenable dans la durée pour le changement.

Quel message souhaiteriez-vous transmettre aux Mauriciens pour commencer l’année 2026 avec bienveillance et sérénité ?

Comme déjà mentionné, le début d’année est propice à réévaluer ses priorités, ses relations aux autres et son rythme de vie. Donc, ajuster ce qui peut l’être, reconnaître ses limites et être attentif aux signaux internes, comme la fatigue, l’irritabilité, la perte de plaisir, est essentiel pour préserver la santé mentale et prévenir l’épuisement.

Ce travail d’introspection permet de mieux aligner ses résolutions avec ses besoins réels et de poser un cadre soutenable dans la durée pour le changement.

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