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Prévenir sa santé après 35 ans

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Florent savary , Head of ER, Life Bon Pasteur

Entre 35 et 40 ans, l’organisme entre dans une phase importante où les premiers déséquilibres métaboliques peuvent apparaître, souvent sans symptômes visibles. À ce stade, les habitudes de vie accumulées au fil des années commencent à avoir un impact réel sur la santé : alimentation, stress, sédentarité, consommation d’alcool ou de tabac. Pourtant, le corps continue souvent à compenser, ce qui peut donner une impression trompeuse de bonne santé. C’est précisément à cette période que peuvent s’installer silencieusement certaines maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète ou les troubles cardiovasculaires.

Un bilan de santé essentiel, même sans symptômes

À cet âge, un bilan de santé complet repose sur des examens simples mais essentiels. Il inclut généralement un examen clinique (tension artérielle, auscultation cardiaque, indice de masse corporelle), ainsi qu’une prise de sang permettant de vérifier la glycémie, le cholestérol et certains paramètres hépatiques et rénaux. Selon les profils, un électrocardiogramme ou un bilan thyroïdien peut également être recommandé. L’objectif est de détecter précocement des anomalies silencieuses avant l’apparition de complications.

À quelle fréquence se faire suivre ?

La régularité du suivi dépend du profil de chacun. En l’absence de facteur de risque particulier, un bilan tous les trois ans peut suffire. En revanche, en cas d’antécédents familiaux, de surpoids, de prédiabète ou de mode de vie à risque, un suivi annuel est préférable. La prévention repose avant tout sur la continuité, car un suivi régulier permet d’identifier rapidement toute évolution défavorable.

Des différences selon le sexe et les antécédents

Le suivi médical peut varier entre les hommes et les femmes. Chez ces dernières, un suivi gynécologique régulier est essentiel, notamment avec le dépistage du cancer du col de l’utérus et une attention particulière portée à certains troubles hormonaux. Chez les hommes, les risques cardiovasculaires apparaissent souvent plus tôt, ce qui nécessite une surveillance renforcée des paramètres métaboliques comme la tension et le cholestérol. Dans tous les cas, les antécédents familiaux jouent un rôle déterminant dans l’adaptation du suivi.

Les principaux facteurs de risque à surveiller

Hypertension, diabète de type 2, excès de cholestérol et surpoids figurent parmi les principaux risques à cet âge. À Maurice, ces pathologies sont particulièrement fréquentes et représentent un enjeu majeur de santé publique. Le tabac, l’alcool, la sédentarité et le stress chronique viennent aggraver ce risque, surtout lorsqu’ils sont associés. Cette combinaison, connue sous le nom de syndrome métabolique, augmente fortement le risque de maladies cardiovasculaires.

Mode de vie et prévention : un équilibre nécessaire

Adopter un mode de vie sain est indispensable, mais cela ne remplace pas un suivi médical. Certaines anomalies, comme un cholestérol élevé d’origine génétique ou une hypertension silencieuse, peuvent exister sans aucun symptôme. Le bilan de santé reste donc essentiel pour compléter la prévention et détecter ce que le mode de vie seul ne permet pas de voir.

Le rôle clé du dépistage précoce

Le dépistage précoce permet d’agir avant l’apparition des complications. Identifier une hypertension, un prédiabète ou un déséquilibre lipidique permet de mettre en place des mesures simples, hygiéno-diététiques ou médicales, afin de limiter les risques à long terme. La prévention cardiovasculaire repose largement sur cette détection anticipée.

Une santé qui inclut aussi le bien-être mental

À 35–40 ans, la santé mentale doit également être prise en compte. Le stress lié aux responsabilités professionnelles et familiales peut avoir un impact important sur le sommeil, l’anxiété et même le risque cardiovasculaire. Une approche globale de la santé inclut donc aussi le bien-être psychologique et la qualité de vie.

Les freins au suivi régulier

Malgré son importance, le bilan de santé reste souvent négligé. Le sentiment de bonne santé, le manque de temps ou encore la peur de découvrir une maladie expliquent en partie ce retard de prévention. Pourtant, un diagnostic précoce permet toujours une prise en charge plus simple, plus efficace et moins lourde à long terme.

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Sage-femme : un métier de cœur au service des mamans et des nouveau-nés

Rozie Alcide - Superviseur de la maternité

Rozie Alcide , Superviseur maternité, Life Bon Pasteur

Présentes à chaque étape de la maternité, les sages-femmes jouent un rôle essentiel dans la vie des futures mamans et de leurs familles. Bien plus qu’un simple suivi médical, leur accompagnement repose sur l’écoute, la bienveillance et le soutien humain, avant, pendant et après la naissance.

Tout au long de la grossesse, la sage-femme guide la future maman dans cette grande étape de vie en veillant à son bien-être ainsi qu’à celui du bébé. Elle accompagne, rassure et aide les parents à vivre cette expérience avec davantage de confiance et de sérénité. Le suivi médical, les conseils sur la nutrition, les bonnes pratiques ou encore les cours prénataux permettent aux futurs parents de mieux comprendre les différentes étapes de la grossesse et de se préparer plus sereinement à l’arrivée de leur enfant.

Au-delà des soins, le métier repose avant tout sur une relation humaine forte. Les sages-femmes créent un climat de confiance dans lequel les femmes peuvent s’exprimer librement, poser leurs questions et partager leurs inquiétudes sans jugement. Cet accompagnement émotionnel et psychologique est précieux, notamment pour les mamans qui vivent leur première grossesse.

Malgré l’importance de leur rôle, les sages-femmes font aujourd’hui face à un manque de personnel. Pourtant, il s’agit d’un métier profondément humain, porté par la passion, l’engagement et la vocation. Accueillir la vie chaque jour reste pour beaucoup d’entre elles un véritable privilège.

Leur vigilance et leur expertise contribuent également à protéger la santé des mères et des nouveau-nés. Grâce à un suivi attentif, elles peuvent détecter rapidement certaines situations à risque, assurer un accompagnement adapté et intervenir efficacement lorsque cela est nécessaire. L’évolution des formations et l’arrivée d’équipements modernes, comme le monitoring fœtal, permettent aujourd’hui un suivi encore plus précis et sécurisant pour la maman et le bébé.

Les sages-femmes jouent aussi un rôle essentiel après l’accouchement. Elles accompagnent les jeunes mamans dans les premiers soins du bébé, l’allaitement et les gestes du quotidien, tout en les aidant à prendre confiance dans leur nouveau rôle de mère. Chaque accompagnement est personnalisé afin que les parents puissent vivre cette nouvelle aventure avec plus de calme et d’assurance.

La place du père occupe également une importance grandissante dans cet accompagnement. Dès la grossesse, il est encouragé à participer activement aux consultations et aux cours prénataux afin de créer un lien fort avec le bébé et de soutenir la future maman. Sa présence lors de l’accouchement et dans les premiers moments de vie du nouveau-né contribue à créer un environnement rassurant et bienveillant pour toute la famille.

Aujourd’hui plus que jamais, les sages-femmes restent des professionnelles indispensables, alliant expertise médicale, écoute et humanité pour accompagner les familles dans l’un des moments les plus précieux de leur vie.

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Seniors : une prise en charge médicale de plus en plus personnalisée

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Camille Navarro Manager HAH, Life Hospital at Home

Avec le vieillissement de la population mauricienne et l’augmentation des maladies chroniques, les établissements de santé adaptent progressivement leurs services afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des seniors. Aujourd’hui, la prise en charge des personnes âgées repose sur une approche plus globale, humaine et personnalisée, visant à assurer à la fois la qualité des soins et le maintien de l’autonomie.

Les parcours de soins proposés aux seniors couvrent l’ensemble du suivi médical, depuis le dépistage et les consultations jusqu’aux examens, traitements, interventions chirurgicales et accompagnements post-opératoires. Cette approche tient compte des réalités liées au vieillissement, notamment la fragilité, la polymédication et les risques de perte d’autonomie.

Concrètement, cela se traduit par des bilans réguliers, un ajustement des traitements en fonction de l’évolution de l’état de santé du patient ainsi qu’un suivi rapproché après une hospitalisation. Lorsque cela est possible, les techniques de chirurgie mini-invasive sont privilégiées afin de réduire les complications post-opératoires et de favoriser une récupération plus rapide.

Au-delà des soins médicaux, l’accompagnement est centré sur la personne dans sa globalité. Les équipes prennent également en considération l’environnement du patient, ses habitudes de vie et ses besoins quotidiens afin d’assurer un suivi mieux adapté.

Pour garantir une prise en charge complète, les seniors ont accès à de nombreuses spécialités médicales et paramédicales. Les cliniques proposent notamment des services en médecine générale, gériatrie, cardiologie, endocrinologie, pneumologie, gastro-entérologie, oncologie, neurologie, orthopédie ou encore en imagerie médicale et radiologie. Cette diversité permet un suivi coordonné des patients présentant plusieurs pathologies chroniques.

Les équipes paramédicales jouent également un rôle essentiel dans le parcours de soins. La physiothérapie accompagne les patients dans leur rééducation et le maintien de leur mobilité, tandis que l’orthophonie intervient notamment pour les troubles du langage ou de la déglutition. Un accompagnement psychologique peut également être proposé afin de soutenir le bien-être émotionnel des patients.

Les services d’urgence assurent par ailleurs une prise en charge rapide en cas de besoin, avec des dispositifs d’ambulances permettant une intervention efficace.

L’accompagnement des seniors passe aussi par des infrastructures adaptées. Les établissements sont pensés pour être accessibles, sécurisés et confortables, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Le suivi infirmier rapproché, la coordination avec les proches et l’attention portée au confort du patient contribuent également à améliorer l’expérience de soins.

Parmi les solutions mises en place, l’hospitalisation à domicile prend une place de plus en plus importante. Cette alternative permet aux patients de recevoir certains soins dans un environnement familier et rassurant. Elle comprend notamment des soins infirmiers, des prises de sang, des perfusions, des soins d’hygiène ainsi que le suivi des maladies chroniques ou post-opératoires grâce à des visites régulières des équipes médicales.

Cette approche permet de limiter les déplacements inutiles, de prévenir certaines hospitalisations et de faciliter le retour à domicile après un séjour en clinique ou à l’hôpital. Elle favorise également le maintien de l’autonomie et contribue souvent à un meilleur rétablissement dans un cadre familial.

Enfin, la coordination entre les différents professionnels de santé constitue un élément clé de cette prise en charge. La collaboration entre les équipes médicales et paramédicales permet d’assurer une continuité des soins à chaque étape du parcours du patient. Chaque senior bénéficie ainsi d’un plan de soins personnalisé et évolutif, adapté à ses besoins et à son état de santé.

Dans un contexte où les besoins liés au vieillissement de la population sont en constante évolution, cette approche globale et multidisciplinaire apparaît aujourd’hui comme essentielle pour garantir la qualité de vie et le bien-être des personnes âgées.

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Lecture et langage chez l’enfant

Nathalie Delaisse ,Orthophoniste à Life Medical Clinic 

La baisse des habitudes de lecture chez les enfants mauriciens est aujourd’hui une réalité observée aussi bien chez les jeunes enfants que chez les adolescents. Cette diminution de l’exposition aux livres n’est pas sans conséquence, notamment sur le développement du langage, les apprentissages scolaires et les compétences sociales.

La lecture joue un rôle fondamental dans l’acquisition du langage. Lorsqu’un enfant lit régulièrement, ou lorsqu’on lui raconte des histoires, il est exposé à un vocabulaire beaucoup plus riche et varié que celui utilisé dans les conversations quotidiennes. Cette exposition permet non seulement d’enrichir son lexique, mais aussi d’améliorer sa compréhension. Lire aide l’enfant à faire des liens, à anticiper les situations et à développer des compétences essentielles pour comprendre des histoires, suivre une conversation ou interpréter des consignes.

Il existe ainsi un véritable cercle vertueux autour de la lecture. Plus un enfant lit, plus ses compétences langagières progressent, ce qui rend ensuite la lecture plus facile et plus agréable. À l’inverse, un enfant peu exposé aux livres peut rapidement entrer dans un cercle défavorable : le manque de pratique ralentit ses progrès, ce qui réduit sa motivation à lire.

Cette faible exposition à la lecture influence également l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Les histoires, comptines et jeux de langage permettent aux enfants de se familiariser avec les sons, les rimes et les structures de la langue. Sans cette base, l’enfant peut éprouver davantage de difficultés à associer les lettres aux sons, ce qui ralentit son entrée dans la lecture. Du côté de l’écriture, la lecture régulière aide progressivement à mémoriser l’orthographe des mots, les constructions de phrases et les règles grammaticales. Un enfant peu exposé à l’écrit rencontre souvent plus de difficultés à écrire correctement et à structurer ses idées.

La surexposition aux écrans contribue également à ces difficultés. Le principal problème réside dans le temps consacré aux écrans, qui se fait souvent au détriment d’activités essentielles au développement du langage, comme la lecture, les échanges ou les jeux symboliques. Plus un enfant passe de temps devant une télévision, une tablette ou un smartphone, moins il bénéficie de ces expériences enrichissantes.

Certains signes doivent alerter les parents quant à un éventuel retard de langage lié à un manque de stimulation. Un vocabulaire limité, des difficultés à nommer des objets du quotidien ou l’utilisation fréquente de termes vagues comme « ça » ou « là » peuvent être révélateurs. D’autres signes incluent des phrases très courtes, des erreurs fréquentes dans la construction des phrases ou des difficultés à comprendre des consignes simples, des histoires ou des questions adaptées à l’âge de l’enfant. Toutefois, ces manifestations ne signifient pas automatiquement qu’il existe un trouble du langage. Une évaluation auprès d’un orthophoniste peut permettre de mieux comprendre la situation.

À long terme, les conséquences peuvent être importantes, tant sur le plan scolaire que social. La lecture étant au cœur de tous les apprentissages, des difficultés persistantes peuvent entraîner un retard scolaire global. Comprendre un problème de mathématiques, apprendre une leçon ou suivre une consigne écrite devient alors plus difficile. Ces difficultés répétées peuvent aussi affecter l’estime de soi de l’enfant et provoquer un sentiment d’échec ou un mal-être social.

Face à cette situation, plusieurs stratégies simples peuvent être mises en place par les parents afin d’encourager la lecture dès le plus jeune âge. Il est d’abord essentiel de créer un environnement favorable, avec des livres accessibles et adaptés à l’âge de l’enfant, à la maison comme dans la voiture ou d’autres espaces du quotidien. Instaurer un rituel de lecture quotidien, même de quelques minutes, permet également d’ancrer cette habitude de manière positive et sans pression.

Il est aussi important de laisser l’enfant choisir des livres qui correspondent à ses centres d’intérêt afin de développer le plaisir de lire plutôt qu’une logique de performance. Enfin, l’exemple donné par les parents reste déterminant : un enfant qui voit les adultes lire sera naturellement davantage porté à s’intéresser aux livres.

Encourager la lecture dès le plus jeune âge constitue donc un investissement essentiel pour le développement du langage, la réussite scolaire et l’épanouissement personnel de l’enfant.

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