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La sépticémie

Dr Savary

Dr Florent Savary, Head of ER, Life Medical Clinic

Pouvez-vous expliquer ce qu’est la septicémie et en quoi elle diffère d’une infection classique ?

La septicémie, est une réaction extrême et dangereuse du corps face à une infection. Contrairement à une infection classique qui reste localisée (par exemple, une angine, une infection urinaire) le sepsis se produit lorsque l’infection se propage dans le sang et entraîne une inflammation généralisée. Cela peut provoquer une défaillance d’un ou plusieurs organes et mettre la vie en danger en l’absence de traitement rapide.

Quels sont les facteurs de risque les plus fréquents pour développer une septicémie ?

Les personnes fragiles sont plus à risque de déveloper une septicémie en cas d’infection. C’est le cas:

  • Des personnes âgées
  • Des diabétiques ou ceux ayant une immunité affaiblie (VIH, cancer…).
  • Des porteurs de maladies chroniques (cardiaques, rénales…).
  • Des personnes ayant eu une chirurgie récente ou des dispositifs médicaux (sonde urinaire).

Quels sont les signes précoces que le public doit reconnaître pour agir rapidement ?

Les signes d’alerte sont parfois discrets au début, mais il faut consulter rapidement si :

  • La fièvre est très élevée ou au contraire, la température est anormalement basse.
  • Il y a des frissons importants, une sensation de malaise general.
  • Le rythme cardiaque ou respiratoire est accéléré.
  • La personne est confuse, somnolente ou désorientée.
  • La peau devient pâle, moite ou marbrée.

Comment la septicémie se manifeste-t-elle différemment selon l’âge ou l’état de santé du patient ?

Chez les nouveaux-nés, le sepsis peut se manifester par un refus de téter, une hypotonie (bébé “mou”), ou des pleurs inconsolables. Chez les personnes âgées, les signes peuvent être moins évidents, comme une simple confusion ou une chute. Les personnes immunodéprimées peuvent ne pas présenter de fièvre du tout, rendant le diagnostic plus difficile. Il est donc essentiel d’être attentif aux changements inhabituels, même minimes.

Quels examens ou analyses sont nécessaires pour poser un diagnostic précis ?

En cas de septicémie, le principal objectif des examens est de déterminer l’origine ou la porte d’entrée de l’infection, afin d’orienter le traitement et éventuellement un geste chirurgical. Cela comprend au minimum une prise de sang, une analyse d’urine et une imagerie. Le plus important est de débuter le traitement sans attendre les résultats

Quelle est l’importance de la rapidité de la prise en charge dans l’évolution de la maladie ?

Chaque heure compte. Plus le traitement est initié tôt, plus les chances de stopper l’infection augmentent. Un retard peut mener à un choc septique, une défaillance multiviscérale, voire au décès.

Quels traitements sont disponibles et comment sont-ils adaptés à chaque patient ?

Le traitement repose avant tout sur des antibiotiques puissants administrés immédiatement et des perfusions pour maintenir la pression arterielle. Parfois, il est possible d’avoir recours à des médicaments pour soutenir le cœur et les reins, et même une assistance respiratoire

Existe-t-il des complications à long terme pour les survivants de septicémie ?

Oui. Certains patients gardent des séquelles : fatigue chronique, troubles de la mémoire, anxiété, douleurs musculaires, ou dans certains cas plus graves : une dysfonction d’un organe. D’où l’importance d’un suivi médical après la phase aiguë.

Quels gestes ou mesures simples peuvent aider à prévenir la septicémie dans la vie quotidienne ?

Pour prévenir la septicémie, il est essentiel de bien nettoyer et désinfecter toute plaie, même mineure. Se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon réduit le risque d’infections. Enfin, rester à jour dans ses vaccinations et consulter rapidement un médecin en cas de signes d’infection évite qu’une simple infection ne dégénère

Quel message principal souhaiteriez-vous transmettre au public mauricien pour mieux comprendre et se protéger contre la septicémie ?

Le sepsis n’est pas une infection comme les autres. Il peut évoluer très vite, mais il est évitable et traitable s’il est reconnu à temps. Connaître les signes d’alerte, agir vite et ne pas minimiser une infection sont les meilleures armes pour se protéger. Mieux vaut consulter une fois de trop que trop tard.

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Nutri-Score : Guide fiable ou simple gadget marketing

MELISSA DE GUARDIA

Mélissa de Guardia, Dieteticienne – nutritionniste et hypnotherapeute

Manger sainement est devenu une priorité pour beaucoup d’entre nous, mais face à la profusion de produits dans les rayons et aux étiquettes colorées qui tapissent nos emballages, il est parfois difficile de savoir ce qui est vraiment bon pour notre santé. C’est dans ce contexte qu’a été créé le Nutri-Score, un système d’étiquetage nutritionnel simple et visuel, destiné à nous aider à faire des choix éclairés.

Le Nutri-Score se présente sous la forme d’une échelle allant de A à E, associée à des couleurs allant du vert au rouge. Un produit noté A en vert est considéré comme le plus favorable sur le plan nutritionnel, tandis qu’un E en rouge indique un produit à consommer avec modération. Derrière cette simplicité apparente, le score repose sur une formule prenant en compte la quantité d’énergie, de sucres, de graisses saturées et de sel, mais aussi la teneur en fibres, en protéines et en fruits, légumes, légumineuses ou fruits à coque.

L’avantage principal de ce système est sa lisibilité immédiate : en un coup d’œil, le consommateur peut comparer plusieurs produits et choisir celui qui s’inscrit le mieux dans une alimentation équilibrée. C’est un outil particulièrement utile pour les familles pressées, pour les courses du quotidien, ou pour celles et ceux qui veulent réduire progressivement les aliments riches en sucres et en graisses saturées.

Pourtant, le Nutri-Score n’est pas exempt de limites. Il ne prend pas en compte la qualité globale du produit, comme le degré de transformation ou la présence d’additifs. Ainsi, un produit ultra-transformé peut parfois obtenir une note plutôt favorable si sa composition respecte les critères nutritionnels calculés. De plus, il ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée : légumes frais, fruits, légumineuses, céréales complètes et sources de protéines restent essentiels pour la santé.

En pratique, comment utiliser le Nutri-Score ? L’idée n’est pas de bannir les produits notés D ou E, mais de privilégier ceux notés A ou B dans la mesure du possible, tout en gardant un œil sur la liste d’ingrédients et les portions consommées. On peut, par exemple, comparer deux biscuits ou deux sauces et choisir celle qui est la plus favorable pour la santé sans se priver du plaisir alimentaire

En résumé, le Nutri-Score est un outil pratique et pédagogique qui aide à orienter nos choix, mais il ne remplace pas la vigilance et la diversité alimentaire. Il nous guide dans nos courses, mais la santé se construit avant tout dans nos assiettes, avec des aliments peu transformés et une alimentation équilibrée au quotidien.

 

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Le Kombucha

MELISSA DE GUARDIA

Mélissa de Guardia | Diététicienne nutritionniste et hypnothérapeute à Life | Act

Qu’est-ce que le kombucha ?

Le kombucha est une boisson fermentée, légèrement pétillante, obtenue à partir de thé sucré (souvent du thé noir ou vert) fermenté grâce à une culture symbiotique de bactéries et de levures, appelée SCOBY (Symbiotic Culture Of Bacteria and Yeast). Cette fermentation naturelle lui donne un goût acidulé et des propriétés nutritionnelles intéressantes

Le succès du kombucha est-il lié à une tendance marketing ou à de réels avantages nutritionnels ?

Il est évident que le kombucha bénéficie d’un engouement marketing depuis quelques années. Cependant, cet intérêt s’appuie également sur des bases scientifiques. La fermentation lui confère des propriétés probiotiques, bénéfiques pour la santé intestinale, et sa richesse en acides organiques et antioxydants peut soutenir certaines fonctions métaboliques. Il ne s’agit donc pas uniquement d’un phénomène de mode, même si certaines allégations sont parfois exagérées

Quels sont les réels avantages nutritionnels du kombucha ?

Le kombucha contient :

Des probiotiques (issues de la fermentation), qui favorisent un microbiote intestinal sain.

Des antioxydants, principalement issus du thé utilisé, qui contribuent à lutter contre le stress oxydatif.

Des acides organiques (acétique, gluconique…), qui pourraient avoir des effets antimicrobiens légers et soutenir la digestion.

Il est aussi peu calorique (surtout s’il est peu sucré), ce qui en fait une alternative intéressante aux sodas.

Quels profils de personnes devraient éviter de consommer du kombucha ?

Certaines personnes devraient limiter voire éviter sa consommation :

Les personnes immunodéprimées (en raison des micro-organismes vivants qu’il contient).

Les diabétiques, si le kombucha est très sucré.

Les personnes souffrant de troubles hépatiques sévères, en raison de la production d’acides lors de la fermentation.

Les enfants en bas âge, chez qui la flore intestinale est encore en développement.

Y a-t-il des précautions spécifiques à prendre pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, la prudence est importante. Le kombucha peut contenir une petite quantité d’alcool (résidu de la fermentation), des bactéries vivantes, et de la caféine (selon le thé utilisé). Il est donc préférable d’en éviter la consommation régulière durant la grossesse, sauf avis médical contraire. En cas de consommation ponctuelle, il vaut mieux choisir un produit pasteurisé et bien contrôlé

Quelle quantité est raisonnable par jour ?

La consommation raisonnable se situe entre 100 à 250 ml par jour. Une trop grande quantité peut entraîner des troubles digestifs, notamment chez les personnes non habituées aux produits fermentés. Il est conseillé d’introduire le kombucha progressivement dans l’alimentation.

Comment le kombucha agit-il sur la flore intestinale ?

Grâce à sa richesse en probiotiques naturels, le kombucha peut aider à renforcer la diversité du microbiote intestinal. Il favorise ainsi un meilleur équilibre entre les “bonnes” bactéries, ce qui peut améliorer la digestion, réduire certains inconforts intestinaux et participer au bon fonctionnement du système immunitaire. Toutefois, ses effets varient d’une personne à l’autre

Le kombucha maison est-il sûr ? Ou mieux vaut-il les produits commerciaux ?

Le kombucha fait maison peut être risqué s’il n’est pas préparé dans des conditions d’hygiène strictes. La fermentation mal contrôlée peut entraîner une contamination par des moisissures ou des bactéries pathogènes. Pour les débutants, il est préférable d’opter pour des produits commerciaux de qualité, soumis à des contrôles microbiologiques. Pour ceux qui maîtrisent bien la fermentation, le kombucha maison peut être une bonne option

Quels critères pour choisir un kombucha de qualité sur le marché ?

Voici quelques repères :

  • Une transparence sur les méthodes de fabrication, souvent gage de sérieux.
  • Cette boisson convient-elle aux personnes avec des troubles digestifs (ex : SII) ?

    Le kombucha peut être mal toléré chez certaines personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable (SII), en raison de la présence de FODMAPs (sucres fermentescibles), de la caféine, ou de l’effet légèrement laxatif. Pour ces profils, il est important de tester avec prudence, en petites quantités, et de surveiller les réactions.

    En quoi le kombucha se distingue-t-il d’autres boissons fermentées comme le kéfir ou la bière sans alcool ?

    Le kombucha se distingue par :

    • Sa base : du thé sucré, alors que le kéfir utilise de l’eau sucrée ou du lait.
    • Son profil gustatif, plus acidulé et pétillant naturellement.
    • Sa teneur en antioxydants, issue du thé.
    • Contrairement à la bière sans alcool, il ne contient ni malt ni houblon, et son taux d’alcool est généralement très faible (moins de 1 %), sauf en cas de fermentation excessive.

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    • Une liste d’ingrédients courte (thé, sucre, culture, arômes naturels éventuellement).
    • La mention “non pasteurisé” si on recherche un effet probiotique (mais il doit être bien conservé).
    • Un taux de sucre modéré (moins de 5 g/100 ml si possible).
    • Une transparence sur les méthodes de fabrication, souvent gage de sérieux.

    Cette boisson convient-elle aux personnes avec des troubles digestifs (ex : SII) ?

    Le kombucha peut être mal toléré chez certaines personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable (SII), en raison de la présence de FODMAPs (sucres fermentescibles), de la caféine, ou de l’effet légèrement laxatif. Pour ces profils, il est important de tester avec prudence, en petites quantités, et de surveiller les réactions.

    En quoi le kombucha se distingue-t-il d’autres boissons fermentées comme le kéfir ou la bière sans alcool ?

    Le kombucha se distingue par :

    • Sa base : du thé sucré, alors que le kéfir utilise de l’eau sucrée ou du lait.
    • Son profil gustatif, plus acidulé et pétillant naturellement.
    • Sa teneur en antioxydants, issue du thé.
    • Contrairement à la bière sans alcool, il ne contient ni malt ni houblon, et son taux d’alcool est généralement très faible (moins de 1 %), sauf en cas de fermentation excessive.

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    Expresso, latte ou long : lequel cache le secret de la vitalité ?

    DR REENA

    Reena Soniassy | Diététicienne à Life | Act

    Café : allié ou ennemi ?

    Pour beaucoup d’entre nous, le café est bien plus qu’une simple boisson. C’est un rituel, un moment de réconfort, voire une nécessité matinale. Mais il traîne aussi une réputation sulfureuse : déshydratant, addictif, mauvais pour le cœur… Alors que dit réellement la science ?

    Bonne nouvelle : le café est bien plus un allié qu’un ennemi. La caféine – stimulant naturel des grains de café – est réputée pour ses effets tonifiants. Mais au-delà de ce « coup de fouet », chaque tasse contient une foule de composés bioactifs, dont les polyphénols, aux puissants effets antioxydants et anti-inflammatoires.

    Cela dit, tout est une question de dose. En général, 2 à 3 tasses par jour sont considérées comme sûres – et même bénéfiques. Mais si vous dépassez la dose ou utilisez le café pour compenser un manque de sommeil, les effets positifs peuvent rapidement s’inverse

    Ce qu’il y a dans votre tasse

    Toutes les tasses ne se valent pas. La teneur en caféine varie selon le type de grain, la torréfaction, la méthode de préparation et la portion.

      • Un espresso : 60 à 80 mg de caféine

      • Un café filtre ou long : 100 à 200 mg

      • Un café instantané : 60 à 100 mg

      • Un latte (souvent 1 espresso + lait) : plus de calcium, protéines et vitamines B – une option douce et nutritive

    D’autres facteurs (temps d’infusion, mouture, température de l’eau) influencent le résultat final. La recommandation générale : ne pas dépasser 400 mg de caféine par jour. Mais attention : le café n’est pas la seule source de caféine! Thé, coca, boissons énergisantes, chocolat (surtout noir) et même certains médicaments peuvent en contenir. Si vous consommez plusieurs, la charge peut vite grimper. Un bon réflexe : connaître vos sources et ajuster selon vos besoins et votre sensibilité.

    Café et corps humain

    La caféine ne fait pas que vous réveiller. Elle bloque l’adénosine – molécule qui favorise la somnolence. Résultat : plus d’énergie, meilleure concentration, parfois même amélioration de l’humeur. Les sportifs peuvent aussi en tirer un avantage en termes de performance.

    Mais ce n’est pas tout. De nombreuses études associent la consommation modérée à une réduction du risque de diabète de type 2, de maladie de Parkinson, d’AVC, et même de certains cancers. Certains chercheurs notent aussi un lien avec une meilleure longévité, surtout si l’on évite d’y ajouter sucre, sirop ou crème.

    Mais l’effet peut varier selon les individus. Certaines personnes métabolisent la caféine lentement, prolongeant ses effets et provoquant nervosité, palpitations ou troubles digestifs. D’autres en consomment simplement trop sans s’en rendre compte. Plusieurs grandes tasses par jour, et le seuil peut vite être dépassé.

    Et comme tout stimulant, le café peut entraîner une dépendance. Un arrêt brutal peut provoquer maux de tête, irritabilité, fatigue. Si vous avez besoin de toujours plus pour fonctionner, c’est peut-être le moment de faire une pause.

    À consommer avec modération si...

    La plupart des adultes en bonne santé tolèrent bien le café. Mais certains profils doivent rester prudents :

    • Les femmes enceintes ou allaitantes doivent limiter à <200 mg/jour. En outre, la caféine et les polyphénols peuvent aussi réduire l’absorption du fer, crucial pendant la grossesse.
    • Les personnes souffrant de problèmes cardiaques, d’hypertension, d’anxiété ou d’insomnie peuvent voir leurs symptômes empirer.
    • Le café n’est pas recommandé chez les enfants et les adolescents, en raison de ses effets stimulants.
    • En cas de troubles thyroïdiens ou de maladies auto-immunes, un avis personnalisé est préférable.

    Écoutez votre corps, et n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé si vous avez des doutes.

    Tendance ou vraie valeur ?

    Le monde du café évolue, avec l’arrivée de nouvelles options aux promesses séduisantes. Mais valent-elles vraiment le détour ?

    • Cascara : infusion à base de peau séchée de cerises de café. Peu caféinée, riche en antioxydants, goût fruité proche du thé. Bonus : option durable.

    • Café vert : grains non torréfiés, riches en acide chlorogénique. Mis en avant pour la perte de poids, mais preuves limitées.

    • Décaféiné : parfait si vous aimez le goût mais souhaitez éviter la caféine. Il perd une partie de ses antioxydants mais reste intéressant.

    En conclusion

    Le café peut faire partie d’un mode de vie sain, à condition de l’adapter à votre corps, vos habitudes et vos besoins. Connaissez vos limites, explorez les options, et savourez chaque tasse avec plaisir… mais sans excès

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    Mieux comprendre l'hépatite

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    Dr Reshad Kurrimbukus Gastro-entérologue à Life Medical Clinic, Forbach

    En quoi la journée mondiale contre les hépatites revêt-elle une importance particulière dans le contexte mauricien ?

    La Journée mondiale contre les hépatites, c’est l’occasion de braquer les projecteurs sur une maladie silencieuse, souvent oubliée, mais qui peut avoir des conséquences graves comme la cirrhose ou le cancer du foie.

    À Maurice, beaucoup de personnes vivent avec une hépatite sans le savoir. Donc, cette journée, c’est une opportunité pour sensibiliser, encourager au dépistage, rappeler que la prévention existe — et surtout, qu’on peut guérir ou vivre longtemps avec un bon suivi.

    Quel est le niveau de connaissance du grand public à Maurice sur les hépatites virales ? Quelles idées reçues ou confusions persistent ?

    Honnêtement, il y a encore beaucoup de confusion. Certains pensent que toutes les hépatites se transmettent comme la grippe, d’autres croient qu’on ne peut rien faire ou qu’elles touchent uniquement les toxicomanes.
    Beaucoup ignorent aussi qu’un simple contact avec du sang infecté — même par un rasoir ou une aiguille — peut transmettre l’hépatite B ou C. Et surtout, peu de gens savent qu’il existe un vaccin pour l’hépatite B et que l’hépatite C se guérit aujourd’hui.
    Il y a donc un vrai travail d’éducation à faire.

    Quelles sont les formes d’hépatite les plus fréquemment diagnostiqué à Maurice ? Existe-t-il des données épidémiologiques fiables à ce sujet ?

    Les plus fréquemment rencontrées chez nous sont l’hépatite B et C. On voit aussi, de temps en temps, des hépatites A, mais elles sont généralement aiguës et bénignes, et la plupart sont des cas importés.
    Pour les chiffres exacts, les données sont encore fragmentées, car tout le monde ne se fait pas dépister. Mais dans les hôpitaux, on voit régulièrement des cas d’hépatite B chronique, souvent découverts par hasard. Ce qui montre bien qu’il y a probablement beaucoup de cas non diagnostiqués dans la population.

    Quels sont les principaux modes de transmission des hépatites B et C ?

    L’hépatite B se transmet principalement par le sang, les rapports sexuels non protégés ou de la mère à l’enfant à la naissance.

    L’hépatite C, elle, se transmet surtout par le sang — donc par le partage de seringues, de matériel de tatouage ou de rasage mal stérilisé. Elle se transmet très rarement par voie sexuelle.
    Il est important de noter que ces virus ne se transmettent pas par les câlins, la nourriture ou en vivant sous le même toit.

    Quelles mesures de prévention sont les plus efficaces aujourd’hui, tant au niveau individuel que collectif ?

    Au niveau individuel, la vaccination contre l’hépatite B est la meilleure protection. Elle est efficace, sûre, et fait partie du calendrier vaccinal à Maurice depuis plusieurs années.
    Pour l’hépatite C, pas de vaccin pour l’instant, donc il faut éviter tout contact avec du sang potentiellement infecté : ne pas partager de rasoirs, de seringues, bien choisir les salons de tatouage/piercing, utiliser des préservatifs.
    Et au niveau collectif, il faut favoriser le dépistage gratuit et accessible, informer la population, et surtout lever les tabous qui entourent ces maladies.

    Le vaccin contre l’hépatite B est-il recommandé à Maurice ?

    Oui, il est recommandé et déjà intégré dans le calendrier vaccinal des enfants à Maurice. Depuis plusieurs années, les bébés reçoivent le vaccin contre l’hépatite B dans les premières semaines de vie.
    Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que les adultes non vaccinés peuvent aussi le recevoir.
    C’est particulièrement recommandé pour les soignants, les partenaires de personnes infectées ou toute personne à risque.
    Le vaccin est sûr, très efficace, et c’est notre meilleure arme pour éviter de nouveaux cas.

    Quels sont les signes cliniques qui devraient alerter et conduire à un dépistage ? L’infection est-elle toujours symptomatique ?

    C’est justement ça le problème : la plupart des personnes infectées ne ressentent rien pendant des années.
    Pas de fièvre, pas de douleur…
    Mais parfois, des signes peuvent apparaître : une fatigue inhabituelle, un jaunissement de la peau ou des yeux, des urines très foncées, des douleurs au foie.
    Mais dans la plupart des cas, on découvre l’hépatite par hasard, à l’occasion d’une prise de sang.
    C’est pourquoi on recommande le dépistage même sans symptômes, surtout si on a été exposé à un risque ou si on a des antécédents dans la famille.

    Les tests de dépistage sont-ils facilement disponibles à Maurice ? À quel moment conseillez-vous un dépistage systématique ?

    Oui, les tests sont disponibles dans les hôpitaux régionaux, et parfois même lors de campagnes de santé gratuites.
    Un simple test sanguin permet de savoir si on est porteur du virus B ou C. Je recommande un dépistage si :
    • vous avez eu une transfusion avant 1994
    • vous avez partagé des objets coupants ou des seringues
    • vous êtes soignant
    • vous vivez avec une personne infectée
    • ou simplement si vous avez des doutes
    Le dépistage est rapide, sans douleur, et il peut littéralement vous sauver la vie.

    Peut-on aujourd’hui guérir les hépatites B et C ? Quelles sont les options thérapeutiques actuellement disponibles à Maurice ?

    Bonne nouvelle : l’hépatite C peut aujourd’hui être guérie dans plus de 95 % des cas avec des traitements modernes appelés “antiviraux à action directe”.
    Ils sont disponibles à Maurice, notamment dans le secteur public pour les cas identifiés.
    Pour l’hépatite B, on ne parle pas encore de guérison complète, mais on peut très bien contrôler le virus avec des médicaments, qui évitent les complications et permettent de vivre normalement.
    Donc oui, on a des traitements efficaces, mais encore faut-il se faire dépister à temps.

    Quelles sont les complications possibles si une hépatite chronique n’est pas prise en charge à temps ?

    Une hépatite chronique non traitée peut, avec le temps, endommager le foie de façon progressive.
    Cela peut conduire à une cirrhose (le foie devient dur et ne fonctionne plus bien), voire à un cancer du foie.
    Et comme ça peut évoluer silencieusement pendant 10 ou 20 ans, certains découvrent les dégâts trop tard.
    C’est pourquoi un diagnostic précoce et un bon suivi médical sont essentiels. Avec une prise en charge sérieuse, on peut ralentir, stopper — voire éviter totalement — ces complications.

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    L’incontinence urinaire : Comprendre et traiter efficacement un problème souvent sous-estimé

    L’incontinence urinaire, qui se traduit par une perte involontaire d’urine, touche aussi bien les hommes que les femmes, bien qu’elle soit plus fréquente chez ces dernières. Ce problème peut prendre plusieurs formes et avoir différentes causes, mais il existe aujourd’hui de nombreuses solutions efficaces pour y remédier.

    Chez la femme : deux formes principales d’incontinence

    L’incontinence urinaire est une pathologie extrêmement fréquente des femmes au-delà de 40 ans qui peut revêtir deux formes :

    • L’l’incontinence urinaire d’effort liée à la fragilisation du périnée par les accouchements puis la ménopause.
    • Si la rééducation périnéale peut apporter un soulagement dans les formes débutantes, une petite intervention chirurgicale réalisée en ambulatoire permet de guérir plus de 90 % des femmes, avec des résultats immédiats et durables.
    • Par ailleurs il existe des incontinences par hyper activité de la vessie, ou incontinence par impériosité, aboutissant à des mictions involontaires que l’on ne peut retenir en dehors de tout effort. Là aussi il existe des prises en charge permettant de contrôler ces fuites par médicaments ou injection dans la vessie. 

    Ces deux formes d’incontinence peuvent coexister chez certaines femmes, nécessitant une approche de traitement adaptée.

    Chez l’homme : une incontinence plus rare mais souvent liée à la chirurgie

    Chez les hommes, l’incontinence urinaire est plus rare et survient généralement à la suite de chirurgies prostatiques ou vésicales. Si l’incontinence devient gênante et impacte la qualité de vie, la solution la plus efficace est souvent l’implantation d’un sphincter artificiel, qui permet de restaurer le contrôle urinaire.

    Les fuites urinaires par envies trop pressante sont souvent liées à des pathologies prostatiques bénignes ou des pathologies de la paroi vésicale. En fonction de la cause des traitements endoscopiques adaptés peuvent être proposés.

    Enfin les patients des deux sexes présentant des pathologies neurologiques graves, les traumatisés de la moelle épinière peuvent présenter des troubles de la continence nécessitant la aussi des prises en charge spécialisées.

    Les troubles de la continence chez les patients présentant des pathologies neurologiques graves.

    Les patients des deux sexes atteints de pathologies neurologiques sévères, comme les traumatisés de la moelle épinière, peuvent également présenter des troubles de la continence nécessitant la aussi des prises en charge spécialisées.

    Des solutions existent.

    L’incontinence urinaire, bien que parfois taboue, peut être traitée efficacement. Qu’il s’agisse de rééducation, de médicaments ou d’interventions chirurgicales, chaque patient peut retrouver une meilleure qualité de vie grâce à des traitements adaptés à sa situation. Si vous êtes concerné, n’hésitez pas à consulter un spécialiste pour discuter des options disponibles et adaptées.

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    Les calculs rénaux

    1. Qu'est-ce que les calculs rénaux, et quels sont les facteurs de risque les plus courants qui peuvent les provoquer ?

    Les calculs rénaux sont des formations solides qui se forment dans l’urine et qui peuvent entraîner des conséquences néfastes pour le système urinaire.

    Il en existe plusieurs types, chacun ayant des causes spécifiques :

    • Les calculs d’oxalate de calcium, qui représentent environ 75 % des cas, sont les plus courants. Ils sont le plus souvent liés à une prédisposition familiale et à un régime alimentaire qui apporte trop de protéines et pas assez de liquides.
    • Les calculs d’acide urique constituent environ 20 % des calculs rénaux. Ils sont provoqués par sécrétion trop importante d’acide urique dans les urines en raison d’un excès d’acide urique dans le sang et a des urines trop acides
    • Les calculs plus rares peuvent être dus à des maladies génétiques particulières ou à certains médicaments.

    Il est à noter qu’il n’existe aucun lien entre les calculs urinaires et les calculs de la vésicule biliaire.

    2. Quels sont les principaux symptômes qui pourraient indiquer la présence de calculs rénaux ?

    Le symptôme classique de la présence de calculs est la crise de colique néphrétique qui est liée à la migration brutale du calcul rénal dans le canal urinaire provoquant le blocage douloureux du rein. Cette douleur peut être très intense et nécessiter des traitements antalgiques lourds. Elle peut aboutir à une intervention endoscopique en urgence pour soulager le rein et le patient

    La présence de sang dans les urines peut aussi être révélatrice d’un calcul urinaire enfin le calcul peut être découvert de manière fortuite lors d’examens radiologiques réalisés pour une autre cause.

    3. Pouvez-vous expliquer les différentes options de traitement disponibles pour les patients souffrant de calculs rénaux ?

    En fonction de la nature du calcul, les traitements peuvent varier. 

    • Les calculs d’oxalate de calcium ne peuvent pas être dissous. Si leur taille reste petite, inférieure à 6 mm, une surveillance régulière, accompagnée de mesures diététiques visant à limiter leur croissance, est généralement suffisante.
    • Les calculs d’acide urique peuvent fondre en réduisant l’acidité des urines. Cela peut être réalisé par la prise d’alcalinisants comme le bicarbonate de sodium ou le jus de citron.
    • Lorsqu’un calcul est volumineux, que la douleur est intense ou qu’une infection rénale survient, une prise en charge chirurgicale est généralement recommandée. Elle se fait le plus souvent par chirurgie endoscopique, comprenant la fragmentation et l’extraction du calcul, ainsi que le drainage des urines par sonde.

    4. Comment la chirurgie endoscopique a-t-elle révolutionné le traitement des calculs rénaux, et quels en sont les avantages pour les patients ?

    La chirurgie endoscopique, et notamment le développement récent des endoscopes fins et souples, a permis de réduire considérablement le recours à la chirurgie ouverte pour les calculs rénaux. Ces  interventions chirurgicales sont le plus souvent réalisées en ambulatoire, sans nécessité d’hospitalisation de nuit.  

    Dans certains cas, plusieurs séances sont requises pour éliminer complètement le ou les calculs.

    5. Existe-t-il des mesures préventives que les patients peuvent prendre pour réduire le risque de développer des calculs rénaux ?

    Une hydratation régulière et abondante est capitale pour réduire le risque de récidive des calculs rénaux. Il est recommandé aux patients ayant des antécédents de calculs de consommer un minimum de 3 litres de liquide par jour, et cela, tout au long de leur vie. 

    Des mesures diététiques peuvent également être mises en place :

    • Pour les calculs d’oxalate de calcium : il est conseillé de réduire la consommation de protéines animales et de limiter les apports en sel.
    • Pour les calculs d’acide urique : l’alcalinisation des urines peut être effectuée grâce à la consommation de bicarbonate de sodium, de citrate de sodium ou de jus de citron. Idéalement, le pH des urines doit être maintenu au-dessus de 7, afin d’éviter la formation de nouveaux calculs.

    6. Quels sont les derniers progrès ou innovations dans le domaine de la prise en charge des calculs rénaux ?

    La miniaturisation des appareils d’endoscopie flexibles à usage unique permet désormais de traiter la plupart des calculs par voie rétrograde endoscopique, sans nécessiter d’hospitalisation ni laisser de cicatrice. Les lasers modernes permettent de fragmenter les calculs, quel que soit leur emplacement dans le système urinaire. De plus, les technologies de laser modernes permettent de fragmenter efficacement les calculs, peu importe leur emplacement dans le système urinaire. 

    Ces innovations contribuent à réduire le temps de récupération des patients et à améliorer leur confort durant l’intervention.

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    Le dépistage du cancer de la prostate : une précaution essentielle

    La prostate est une glande, située sous la vessie. Elle joue un rôle dans la production du liquide séminal. Lorsque des cellules anormales se développent dans la prostate, elles peuvent former une tumeur, dont l’évolution peut varier.

    La prostate est une glande, située sous la vessie. Elle joue un rôle dans la production du liquide séminal. Lorsque des cellules anormales se développent dans la prostate, elles peuvent former une tumeur, dont l’évolution peut varier.

    Les facteurs de risque du cancer de la prostate

    Le cancer de la prostate est lié à plusieurs facteurs, notamment :

    • L’âge : le risque augmente considérablement après 50 ans.
    • Les antécédents familiaux : avoir un proche atteint de cancer de la prostate augmente les risques.
    • Les origines ethniques : les hommes d’origine africaine ont un risque plus élevé de développer ce cancer.
    • Le mode de vie : une alimentation riche en graisses animales et pauvre en fruits et légumes peut aussi jouer un rôle dans le développement du cancer.

    Les symptômes

    Le cancer de la prostate, surtout à ses débuts, est souvent asymptomatique. Cependant, certains signes peuvent apparaître à mesure que la tumeur se développe, tels que :

    • Une envie fréquente d’uriner, particulièrement la nuit,
    • Un jet urinaire faible ou interrompu,
    • Des difficultés à vider complètement la vessie,
    • Du sang dans les urines ou le sperme,
    • Des douleurs dans le bas du dos, les hanches ou les cuisses.

    Les méthodes de diagnostic

    Les méthodes de diagnostic 

    Le diagnostic du cancer de la prostate repose sur :

    • Un test sanguin (PSA) : un test simple qui mesure l’antigène spécifique de la prostate.
    • Un toucher rectal : examen clinique pour vérifier la taille et la consistance de la prostate.
    • Une échographie : pour évaluer avec précision le volume de la prostate.

    Ces trois examens combinés permettent de déterminer le risque de cancer et d’établir un suivi personnalisé. Si ces examens révèlent une anomalie, une biopsie de la prostate peut être réalisée pour confirmer le diagnostic.

    Le pronostic

    Le pronostic du cancer de la prostate dépend du stade auquel il est détecté. Bien que cette maladie soit souvent de longue évolution, seuls 5 % des hommes diagnostiqués en décèdent. Dans la majorité des cas, elle peut être traitée efficacement avec un dépistage et une intervention précoce.

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