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10 gestes simples pour réduire les risques de rhume pendant l’hiver

Dr Oomar Mowlah, Deputy Medical Director of Life Medical Clinics


L’hiver est souvent associé au retour des rhumes et des petits virus respiratoires. Si les températures plus fraîches peuvent favoriser certaines conditions propices à leur propagation, c’est surtout notre mode de vie durant cette saison qui influence le risque de contamination : davantage de temps passé à l’intérieur, des espaces moins ventilés et des contacts rapprochés.

Adopter quelques gestes simples au quotidien peut contribuer à limiter la circulation des virus et à préserver sa santé.

1. Se laver les mains régulièrement

Le lavage des mains reste l’un des gestes de prévention les plus efficaces. Les virus respiratoires peuvent se transmettre par contact : une main contaminée peut ensuite transmettre le virus lorsqu’elle touche le visage.

Un lavage soigneux avec de l’eau et du savon pendant environ vingt secondes est recommandé, notamment après les transports, les lieux publics ou les contacts avec des surfaces fréquemment touchées.

2. Éviter de toucher son visage

Le nez, les yeux et la bouche constituent des portes d’entrée importantes pour les virus. Même si ce réflexe est difficile à contrôler, prendre conscience de ce geste peut aider à réduire les risques de contamination.

3. Adopter une alimentation équilibrée

Il n’existe pas d’aliment miracle capable de renforcer instantanément le système immunitaire. En revanche, une alimentation variée, composée de fruits, légumes et sources de protéines de qualité, permet à l’organisme de disposer des éléments nécessaires au bon fonctionnement des défenses immunitaires.

Une alimentation déséquilibrée ou certaines carences peuvent, à l’inverse, fragiliser la réponse immunitaire.

4. Maintenir une bonne hydratation

Boire suffisamment contribue au bon fonctionnement général de l’organisme. En hiver, l’air plus sec peut également assécher les muqueuses respiratoires, qui jouent un rôle de protection naturelle contre les agents infectieux.

Il est donc important de rester bien hydraté, mais aussi d’aérer régulièrement les espaces de vie.

5. Accorder de l’importance au sommeil

Le sommeil joue un rôle essentiel dans l’immunité. Un repos insuffisant peut affaiblir les capacités de défense de l’organisme et augmenter la sensibilité aux infections.

Dormir environ sept à huit heures par nuit permet au corps de mieux récupérer et de maintenir un équilibre optimal.

6. Aérer régulièrement les espaces intérieurs

Pendant l’hiver, nous avons tendance à garder les fenêtres fermées plus longtemps. Pourtant, un air peu renouvelé favorise la concentration des particules virales.

Quelques minutes d’aération chaque jour permettent de renouveler l’air intérieur et de réduire les risques de transmission.

7. Bouger régulièrement

L’activité physique modérée contribue au maintien d’un système immunitaire efficace. Une marche quotidienne, des exercices réguliers ou une activité sportive adaptée permettent également de réduire le stress et d’améliorer le bien-être général.

8. Limiter les contacts rapprochés avec les personnes malades

Lorsqu’une personne présente des symptômes comme la toux ou des éternuements, elle peut être contagieuse. En période de forte circulation des virus, quelques gestes simples peuvent faire la différence : éviter les contacts trop rapprochés, limiter les embrassades et adopter de bonnes habitudes lorsqu’on est soi-même malade.

9. Bien se protéger du froid

Le froid en lui-même ne provoque pas un rhume. Cependant, bien se couvrir permet de préserver son confort, d’éviter un refroidissement excessif et de maintenir de bonnes habitudes de santé.

10. Savoir quand consulter

Un simple rhume évolue généralement favorablement en quelques jours. Toutefois, une consultation médicale est recommandée si les symptômes persistent, s’aggravent, si une forte fièvre apparaît, si des difficultés respiratoires surviennent ou si l’état général se dégrade.

Ces signes peuvent nécessiter une évaluation afin d’écarter une autre infection ou une complication.

Prévenir plutôt que guérir

Les gestes de prévention restent la meilleure protection face aux infections respiratoires saisonnières. Une bonne hygiène, un mode de vie équilibré et une attention portée à son corps permettent de traverser l’hiver plus sereinement.

Comme le rappelle le Dr Oomar Mowlah, la prévention repose souvent sur de petits gestes simples qui, répétés chaque jour, peuvent avoir un réel impact sur notre santé.

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Cancer du col de l’utérus : un dépistage régulier peut sauver des vies

Dr. Bundhoo

Dr Yashmeeta Bundhoo, Oncologue Clinicienne, Life Medical Forbach, Tamarin et Clinique Bon Pasteur

Le cancer du col de l’utérus se développe généralement de manière lente et silencieuse. C’est précisément ce qui rend le dépistage si important. Selon le Dr Yashmeeta Bundhoo, le dépistage permet d’identifier des anomalies avant même qu’elles ne se transforment en cancer.

« C’est l’un des rares cancers que l’on peut réellement prévenir grâce au dépistage », souligne-t-elle.

Un examen recommandé dès l’âge de 25 ans

Dans la plupart des recommandations internationales, le dépistage du cancer du col de l’utérus débute à partir de 25 ans. La fréquence varie ensuite selon le type d’examen réalisé et les résultats obtenus, mais un contrôle tous les trois à cinq ans est généralement suffisant lorsqu’aucune anomalie n’est détectée.

Le Dr Bundhoo rappelle toutefois que chaque situation est unique et qu’il est important de discuter avec son médecin afin de bénéficier d’un suivi adapté.

Frottis et test HPV : deux examens complémentaires

Le dépistage repose principalement sur deux examens : le frottis cervical et le test HPV.

Le frottis permet d’analyser les cellules du col de l’utérus afin de détecter d’éventuelles anomalies. Le test HPV, quant à lui, recherche directement la présence du papillomavirus humain (HPV), responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus.

Ces deux examens sont complémentaires et permettent d’identifier rapidement les femmes nécessitant une surveillance plus étroite ou une prise en charge précoce.

Vaccination et dépistage : un duo gagnant

La vaccination contre le HPV constitue aujourd’hui une avancée majeure dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Toutefois, être vaccinée ne dispense pas de participer aux programmes de dépistage.

« Le vaccin protège contre les types de HPV les plus fréquemment impliqués dans le cancer du col de l’utérus, mais pas contre tous les types existants », explique l’oncologue.

Même après la vaccination, le dépistage reste donc indispensable.

Un cancer souvent sans symptômes

L’un des principaux dangers du cancer du col de l’utérus est qu’il ne provoque généralement aucun symptôme à ses débuts.

Lorsque des signes apparaissent, ils peuvent inclure des saignements inhabituels, notamment après les rapports sexuels, des pertes vaginales anormales ou encore des douleurs pelviennes.

Pour cette raison, les spécialistes insistent sur l’importance de ne pas attendre l’apparition de symptômes pour consulter.

Pourquoi certaines femmes ne se font-elles pas dépister ?

La peur, la gêne, le manque de temps ou encore le sentiment d’être en bonne santé figurent parmi les principales raisons qui poussent certaines femmes à reporter leur rendez-vous de dépistage.

Pourtant, l’examen est généralement rapide, bien toléré et peut avoir un impact considérable sur la santé future.

Le Dr Bundhoo rappelle également qu’une anomalie détectée lors d’un dépistage ne signifie pas automatiquement un cancer. Dans la majorité des cas, des examens complémentaires permettent de préciser la situation et d’intervenir avant l’apparition de complications.

Des progrès majeurs dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus

Ces dernières années, les avancées en matière de prévention ont été considérables. L’amélioration des tests HPV, le développement de la vaccination et une meilleure sensibilisation du public permettent aujourd’hui de réduire significativement le risque de développer cette maladie.

Grâce à la combinaison du dépistage régulier et de la vaccination, il est désormais possible de prévenir une grande partie des cancers du col de l’utérus.

Un message à toutes les femmes

Pour le Dr Yashmeeta Bundhoo, quelques minutes consacrées au dépistage peuvent faire toute la différence.

« Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers les plus évitables. La vaccination contre le HPV, associée à un dépistage régulier, permet de protéger la santé des femmes et de sauver des vies. J’encourage chaque femme à s’informer, à se faire dépister et à parler de cette démarche à ses proches. Ensemble, nous pouvons faire reculer cette maladie grâce à la prévention et au diagnostic précoce. »

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« Brain Rot » : quand les écrans épuisent notre cerveau

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Dr Afzal Curimbacus , Neurologist at Life Medical Clinic Forbach

TikTok, vidéos courtes, contenus générés par l’intelligence artificielle, notifications permanentes… Jamais notre cerveau n’a été autant sollicité. Dans ce contexte, un terme s’est progressivement imposé sur les réseaux sociaux : le « brain rot », littéralement « pourriture du cerveau ». Bien qu’il ne s’agisse pas d’un diagnostic médical reconnu, ce phénomène traduit une réalité observée de plus en plus fréquemment, notamment chez les jeunes générations.

Selon le Dr Afzal Curimbacus, neurologue à Life Medical Clinic Forbach, le « brain rot » désigne un état de fatigue mentale, de baisse de concentration et d’appauvrissement cognitif lié à la surconsommation de contenus numériques courts, répétitifs et peu stimulants.

Un cerveau habitué à la stimulation instantanée

Les plateformes numériques sont conçues pour capter notre attention en permanence. Le défilement incessant de vidéos et de publications procure une stimulation rapide et constante qui finit par modifier nos habitudes cognitives.

À force de s’habituer à ces récompenses immédiates, le cerveau éprouve davantage de difficultés à rester concentré sur des tâches nécessitant un effort prolongé, comme la lecture, l’apprentissage ou la réflexion approfondie. Cette surcharge peut se traduire par une baisse de l’attention, une fatigue mentale persistante et un sentiment de brouillard cérébral.

Une génération particulièrement exposée

Si toutes les générations utilisent aujourd’hui les outils numériques, les adolescents et les jeunes adultes semblent particulièrement vulnérables. Très connectés, ils passent une partie importante de leur temps libre sur les réseaux sociaux, les plateformes vidéo ou les applications utilisant l’intelligence artificielle.

Cette exposition prolongée à des contenus rapides et très stimulants peut progressivement affecter leur capacité à maintenir leur attention sur des activités plus exigeantes intellectuellement.

À Maurice, le Dr Curimbacus observe que les adultes consultent davantage pour des symptômes liés au burn-out professionnel, tandis que les plus jeunes présentent plus fréquemment des signes associés au « brain rot », souvent signalés par leurs parents.

Quels sont les signes d’alerte ?

Plusieurs symptômes peuvent indiquer qu’il est temps de revoir ses habitudes numériques :

  • Difficulté à se concentrer sur une tâche longue ;
  • Baisse de motivation pour les activités intellectuelles ;
  • Sensation de fatigue mentale ou de « brain fog » ;
  • Besoin constant de stimulation numérique ;
  • Difficulté à assimiler de nouvelles informations.

À long terme, cette hyperstimulation peut altérer la capacité d’apprentissage, réduire l’attention et rendre les efforts cognitifs plus fatigants.

Le cerveau peut-il récupérer ?

La bonne nouvelle est que le cerveau possède une remarquable capacité d’adaptation. Grâce à ce que les spécialistes appellent la restructuration cognitive, il est possible de retrouver progressivement ses capacités de concentration.

La lecture, les jeux de réflexion, les exercices de mémoire ou encore certaines approches thérapeutiques peuvent aider à réentraîner le cerveau à maintenir son attention sur des périodes plus longues.

L’importance du sommeil, du sport et… de l’ennui

Pour préserver les fonctions cognitives, certains piliers restent essentiels. Un sommeil de qualité favorise les mécanismes naturels de récupération du cerveau. L’activité physique stimule les connexions neuronales, améliore la concentration et contribue à réduire le stress.

Les interactions sociales jouent également un rôle important dans le maintien des capacités cognitives.

Mais un autre élément, souvent sous-estimé, mérite toute notre attention : l’ennui.

Dans un monde où chaque moment libre est rapidement occupé par un écran, notre cerveau dispose de moins en moins de temps pour se reposer. Pourtant, ces périodes de vide favorisent la créativité, la réflexion et la récupération mentale. À l’inverse, une stimulation continue entretient la fatigue cognitive et l’accoutumance aux contenus numériques.

Retrouver un équilibre numérique

La solution n’est pas de bannir complètement les écrans, mais d’apprendre à les utiliser avec modération.

Le Dr Curimbacus recommande notamment de :

  • Faire régulièrement des pauses loin des écrans ;
  • Limiter le temps passé sur les réseaux sociaux ;
  • Réserver certaines activités sans smartphone ;
  • Encourager la lecture et les loisirs créatifs ;
  • Participer à des activités sportives ou de plein air ;
  • Favoriser les échanges sociaux réels.

Chez les jeunes, la mise en place de clubs de lecture, d’échecs ou d’activités éducatives peut également contribuer à développer l’attention et les capacités de réflexion.

Le défi des générations connectées

À l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, préserver sa concentration devient un véritable enjeu de santé. Plus que jamais, il est essentiel de trouver un équilibre entre le monde virtuel et le monde réel.

« Il est important d’encourager les jeunes générations à participer à des activités extrascolaires qui favorisent la concentration et le développement cognitif », souligne le Dr Curimbacus.

Car protéger notre cerveau ne consiste pas à fuir la technologie, mais à apprendre à l’utiliser sans qu’elle ne prenne toute la place.

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Hyperconnexion : quand le numérique influence notre santé mentale

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Anna Rogers, Psychologue Sociale ,Life Medical Clinic Forbach 

Smartphones, réseaux sociaux, notifications permanentes… Le numérique occupe aujourd’hui une place centrale dans nos vies. Il nous rapproche, nous informe et facilite l’accès à de nombreuses ressources. Mais cette connexion constante n’est pas sans conséquence sur notre équilibre psychologique.

Les réseaux sociaux ont notamment joué un rôle majeur dans la démocratisation des sujets liés à la santé mentale. De plus en plus de personnes partagent leurs expériences autour de l’anxiété, de la dépression ou encore du burn-out, contribuant ainsi à réduire certains tabous. Cependant, cette exposition permanente peut également favoriser de nouvelles fragilités, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes, avec une augmentation des troubles anxieux et des difficultés liées à l’estime de soi.

Une nouvelle relation au temps et aux autres

La révolution numérique a profondément modifié notre rapport au temps, à l’espace et aux relations humaines. Être joignable à tout moment a progressivement effacé les frontières entre vie professionnelle, vie personnelle et moments de repos. Cette disponibilité permanente peut générer une pression psychologique invisible mais bien réelle.

Notre cerveau est aujourd’hui exposé à une multitude de sollicitations qu’il n’a pas encore appris à gérer : notifications, informations continues, sollicitations sociales… Cette surcharge peut entraîner une fatigue cognitive, une baisse de concentration, une irritabilité ou encore un sentiment de déconnexion avec soi-même.

Quand trop de connexion crée de l’isolement

Paradoxalement, l’hyperconnexion peut renforcer un sentiment de solitude. Nous sommes constamment entourés virtuellement, mais parfois moins présents dans nos relations réelles. L’usage excessif des écrans peut également influencer la régulation des émotions et réduire notre capacité à être pleinement attentifs à notre environnement.

Certains signes doivent alerter : consulter son téléphone dès le réveil, ressentir une anxiété lorsqu’on n’a pas accès à internet, perdre la notion du temps passé en ligne, négliger les interactions réelles ou utiliser les écrans pour éviter certaines émotions difficiles.

Les réseaux sociaux et le piège de la comparaison

Les plateformes sociales exposent souvent une version idéalisée de la vie des autres : images retouchées, réussites mises en avant, moments soigneusement sélectionnés. Cette comparaison permanente peut fragiliser l’estime de soi, car nous comparons souvent notre réalité intérieure à l’image extérieure que les autres choisissent de montrer.

Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, un nouveau défi apparaît : certains contenus présentent désormais des personnages virtuels entièrement générés, avec des apparences et des vies parfaites. Ces figures numériques peuvent influencer la perception de la réalité, notamment chez les plus jeunes.

Un impact sur le sommeil et l’équilibre émotionnel

L’utilisation excessive des écrans, particulièrement le soir, peut perturber la qualité du sommeil. La lumière des écrans influence la production de mélatonine, l’hormone essentielle à l’endormissement. Mais au-delà de l’aspect physique, les contenus consultés avant de dormir peuvent maintenir le cerveau dans un état d’alerte.

Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut ensuite affecter la gestion des émotions, favoriser l’anxiété et créer un cercle difficile à interrompre.

Retrouver un équilibre numérique

L’objectif n’est pas de supprimer les écrans, mais d’apprendre à mieux les utiliser. Quelques habitudes simples peuvent faire une réelle différence : éviter de dormir avec son téléphone à proximité, désactiver les notifications inutiles, préserver des moments sans écran, pratiquer des activités physiques ou retrouver des moments de partage sans téléphone.

Des périodes de déconnexion régulières permettent au cerveau de se reposer, améliorent la concentration et renforcent la qualité des relations.

Accompagner les jeunes vers un usage plus sain

Les adolescents sont particulièrement sensibles aux effets de l’hyperconnexion, notamment parce que certaines zones du cerveau liées à la gestion des émotions et à l’estime de soi continuent de se développer jusqu’à l’âge adulte.

Pour les parents, l’enjeu n’est pas seulement d’imposer des interdictions, mais d’accompagner leurs enfants : instaurer des règles claires, favoriser le dialogue, s’intéresser aux contenus consultés et apprendre ensemble à développer un regard critique sur le monde numérique.

Le numérique peut aussi être un allié

Les outils digitaux ne sont pas uniquement une source de risques. Ils peuvent également soutenir la santé mentale grâce à l’accès à des informations fiables, aux consultations en ligne avec des professionnels qualifiés, aux applications de méditation ou encore aux communautés de soutien.

Le véritable enjeu réside donc dans notre manière d’utiliser ces outils : retrouver un rapport plus conscient et équilibré au numérique.

Quand demander de l’aide ?

Une consultation auprès d’un professionnel de santé mentale peut être envisagée lorsque l’usage des écrans commence à perturber la vie quotidienne : troubles du sommeil persistants, anxiété, isolement, difficulté à fonctionner sans connexion ou sentiment de perte de contrôle.

Il n’est pas nécessaire d’attendre une situation extrême pour agir. La prévention et la prise de conscience restent les meilleures clés pour préserver son bien-être.

Face à un monde toujours plus connecté, le défi est désormais d’apprendre à rester connecté aux autres… sans perdre la connexion avec soi-même.

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Imagerie de pointe : quand la technologie transforme la médecine

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Dr Oomar Mowlah, Deputy Medical Director ,Life Medical Clinics 

À l’ère de la médecine moderne, l’imagerie médicale est devenue un pilier incontournable du diagnostic et de la prise en charge des patients. Grâce à des technologies toujours plus performantes, les professionnels de santé disposent aujourd’hui d’outils capables d’explorer le corps humain avec une précision remarquable, facilitant ainsi la détection précoce de nombreuses pathologies.

Selon le Dr Oomar Mowlah, l’imagerie de pointe regroupe l’ensemble des technologies médicales avancées permettant de visualiser les organes et les tissus avec un niveau de détail élevé. Parmi les examens les plus utilisés figurent le CT scan, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et l’échographie Doppler. Ces outils produisent des images haute résolution, parfois en trois dimensions et en temps réel, offrant aux médecins une meilleure compréhension des anomalies et une aide précieuse à la prise de décision.

Ces dernières années, le secteur a connu une évolution spectaculaire. Les scanners ultra-rapides permettent désormais d’obtenir des images en quelques secondes tout en réduisant l’exposition aux rayonnements. Les échographes portables haute définition rendent les examens plus accessibles, tandis que les systèmes de radiographie numérique bénéficient d’algorithmes de traitement avancés améliorant la qualité des images. L’intelligence artificielle s’impose également comme un acteur majeur de cette transformation, en aidant les radiologues à détecter certaines anomalies, à prioriser les cas urgents et à optimiser l’analyse des examens.

L’impact de ces avancées sur les patients est considérable. Une meilleure qualité d’image permet d’identifier les pathologies plus tôt et avec davantage de précision. Les tumeurs, par exemple, peuvent être détectées à un stade précoce, ce qui favorise une prise en charge plus rapide et souvent plus efficace. La rapidité des examens et de l’analyse des résultats contribue également à raccourcir les délais de diagnostic et à accélérer les décisions thérapeutiques.

Aujourd’hui, l’imagerie de pointe est utilisée dans de nombreuses spécialités médicales. En oncologie, elle joue un rôle central dans le dépistage, l’évaluation et le suivi des cancers. En cardiologie, elle permet d’étudier avec précision l’anatomie du cœur et la circulation sanguine. En neurologie, elle offre une visualisation détaillée du cerveau et de la moelle épinière. Elle est également essentielle en gynécologie-obstétrique pour le suivi de grossesse, ainsi que dans l’évaluation des pathologies ostéoarticulaires et en médecine d’urgence.

Au-delà de la performance technologique, ces innovations améliorent également le parcours patient. Les examens sont généralement plus rapides, moins inconfortables et parfois moins invasifs. L’accès simplifié aux rendez-vous, la réduction des temps d’attente et la disponibilité rapide des résultats contribuent à rendre l’expérience plus fluide et rassurante. Toutefois, le Dr Mowlah rappelle que la technologie ne remplace pas l’humain. L’accompagnement, l’écoute et l’expertise des professionnels de santé restent au cœur de la qualité des soins.

L’intelligence artificielle illustre parfaitement cette complémentarité. Bien qu’elle soit capable d’assister les médecins dans l’analyse des images et l’automatisation de certaines tâches, elle demeure un outil d’aide à la décision. Le regard clinique du radiologue reste indispensable pour interpréter les résultats dans leur contexte et définir la meilleure stratégie de prise en charge.

Chez Life Together, l’intégration de ces technologies s’accompagne d’une volonté constante d’améliorer la qualité des soins. Les établissements du groupe ont investi dans des équipements de dernière génération et favorisent une collaboration étroite entre radiologues et médecins traitants. Cette approche garantit une prise en charge personnalisée et une transmission rapide des informations médicales. Le groupe développe également son expertise en radiologie interventionnelle, une discipline innovante qui utilise l’imagerie pour guider des procédures mini-invasives, réduisant ainsi les risques, la douleur et le temps de récupération.

Plus qu’une évolution technologique, l’imagerie médicale de pointe représente aujourd’hui une véritable révolution dans le domaine de la santé. En associant innovation, précision et expertise humaine, elle contribue à offrir aux patients des diagnostics plus fiables, des traitements mieux ciblés et un parcours de soins toujours plus performant.

 

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Santé, leadership et vision médicale : entretien avec le Dr Aadila Issack

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Dr Aadila Issack, Medical Director Life Medical Clinics de Life Medical Clinics


1. L’évolution de la place des femmes dans la médecine et le leadership

Au fil des décennies, la place des femmes dans le monde du travail, et particulièrement dans le secteur médical, a connu une évolution majeure.

Il y a deux siècles, les femmes n’étaient pas autorisées à exercer la médecine. Un tournant historique intervient en 1849, lorsque Elizabeth Blackwell devient la première femme à obtenir un diplôme de médecine, ouvrant ainsi la voie à de nombreuses générations de professionnelles de santé.

Plus récemment, des représentations culturelles comme la série des années 1990 Dr. Quinn, Medicine Woman ont également contribué à faire évoluer les mentalités et à inspirer des vocations.

Aujourd’hui, les femmes occupent une place essentielle dans le secteur médical. Cependant, certaines disparités persistent encore dans des spécialités comme la chirurgie et l’orthopédie, qui restent majoritairement masculines.


2. Vision stratégique des Life Medical Clinics

La vision des Life Medical Clinics repose sur le développement d’un véritable pôle d’excellence à travers ses trois établissements : Life Medical Clinic Forbach, Life Medical Clinic Tamarin et la Clinique Bon Pasteur.

L’objectif est de proposer des soins médicaux de haute qualité, tout en maintenant leur accessibilité pour la population mauricienne.


3. Définir et incarner l’excellence médicale

L’excellence médicale repose, selon le Dr Issack, sur trois piliers essentiels :

  • l’accessibilité des soins pour tous
  • une médecine fondée sur les preuves scientifiques (evidence-based)
  • une approche centrée sur l’empathie et la bienveillance envers les patients

Ces valeurs sont intégrées au quotidien dans la pratique médicale et dans le fonctionnement des équipes.


4. Garantir la qualité et la sécurité des soins

Plusieurs initiatives ont été mises en place pour renforcer la qualité et la sécurité des soins :

  • formation continue du personnel médical
  • optimisation du parcours patient
  • amélioration des infrastructures et des équipements à travers des projets de rénovation
  • mise en place de contrôles qualité réguliers

5. Placer l’expérience patient au centre

L’expérience patient occupe une place centrale dans l’organisation des Life Medical Clinics.

Elle repose sur :

  • l’écoute active des besoins et attentes
  • une communication transparente et une relation de confiance
  • la simplification du parcours de soins
  • une approche empathique à chaque interaction

Les retours des patients sont également utilisés pour améliorer en continu la qualité des services.


6. Innovation et technologie en santé

L’innovation et la technologie constituent des leviers importants pour améliorer la qualité des soins. Toutefois, elles ne représentent qu’un aspect parmi d’autres du développement médical.

L’approche globale repose également sur l’expertise des équipes, l’optimisation des processus internes et l’adaptation aux besoins spécifiques de chaque patient.


7. Formation continue et engagement des équipes

Le développement professionnel des praticiens est encouragé à travers :

  • des sessions régulières de formation médicale continue (CME)
  • des réunions fréquentes avec les médecins pour partager les projets et recueillir leurs avis
  • des formations pratiques destinées à l’ensemble des soignants afin d’harmoniser les pratiques et renforcer les compétences

8. Les principaux défis de l’établissement

Les défis actuels incluent :

  • le manque d’espace
  • le manque de lits
  • l’absence d’unités de soins intensifs adultes (ICU) et néonatales (NICU)

Ces enjeux s’accompagnent également de besoins en recrutement, considérés comme une opportunité de renforcer les équipes et d’élargir les capacités de prise en charge.


9. Promotion de la santé et prévention

Les Life Medical Clinics contribuent activement à la promotion de la santé à travers :

  • la sensibilisation sur les réseaux sociaux
  • l’organisation régulière de bilans de santé et de programmes de dépistage
  • des initiatives éducatives pour encourager de meilleures habitudes de vie
  • des interventions régulières de spécialistes dans les médias

10. Message aux jeunes femmes dans la santé

Le Dr Issack adresse un message de motivation aux jeunes femmes aspirant à une carrière dans la santé ou au leadership :

Il s’agit d’un parcours exigeant qui demande de la patience, de la persévérance et beaucoup de travail. Mais avec le temps et la constance, les efforts finissent toujours par porter leurs fruits.

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Peau et cheveux face aux UV : les conseils d’un dermatologue

Dr Permala

Dr Sillani Caulloo Permala, Dermatologue, Life Medical Clinic Forbach

À Maurice, le soleil fait partie de notre quotidien. Que ce soit lors des trajets, des activités extérieures ou simplement en profitant d’une belle journée, nous sommes exposés aux rayons ultraviolets (UV) presque toute l’année. Pourtant, les effets du soleil ne se limitent pas aux coups de soleil. Bien avant que les premiers signes soient visibles, la peau et les cheveux subissent déjà des dommages qui peuvent s’accumuler au fil du temps.

Un soleil plus intense qu’on ne le pense

La situation géographique de Maurice, proche de l’équateur, expose la population à un rayonnement UV particulièrement important. Selon le Dr Sillani Caulloo Permala, cette exposition quotidienne peut entraîner une altération progressive des cellules cutanées, même lorsque la peau ne présente aucun signe immédiat d’agression.

Avec le temps, la peau perd en hydratation et en élasticité. Des irrégularités pigmentaires peuvent également apparaître. Les cheveux sont eux aussi touchés : les UV dégradent la kératine, la protéine qui constitue la fibre capillaire, les rendant plus secs, plus fragiles et moins brillants.

Tout le monde est concerné

On pense souvent que seules les personnes à peau claire doivent se méfier du soleil. En réalité, chaque type de peau peut subir les conséquences d’une exposition excessive.

Si les peaux claires sont plus sujettes aux coups de soleil, les peaux mates et foncées peuvent développer des taches pigmentaires ou présenter des signes de vieillissement prématuré. Les enfants, les personnes âgées ainsi que certaines personnes suivant des traitements médicaux sont également plus vulnérables aux effets des UV.

Des conséquences qui apparaissent parfois des années plus tard

L’un des principaux dangers du soleil réside dans les dommages invisibles qu’il provoque progressivement. Les dermatologues parlent de « photovieillissement » pour désigner l’ensemble des altérations causées par une exposition répétée aux rayons UV.

Ce phénomène se traduit notamment par :

  • une perte de collagène et d’élasticité ;
  • l’apparition de rides plus précoces ;
  • des taches pigmentaires ;
  • certaines lésions précancéreuses ou cancéreuses de la peau.

Ces changements se développent lentement et peuvent mettre plusieurs années avant d’être visibles.

Quand faut-il s’inquiéter ?

À Maurice, les indices UV atteignent régulièrement des niveaux élevés, particulièrement entre 10 h et 16 h. Même une exposition de courte durée, répétée quotidiennement sans protection, peut avoir un impact sur la santé de la peau.

Il est donc important de rester attentif à certains signes d’alerte :

  • des taches qui apparaissent ou changent d’aspect ;
  • des rougeurs persistantes ;
  • une lésion qui ne cicatrise pas ;
  • une sécheresse excessive des cheveux ;
  • une chute de cheveux inhabituelle ;
  • un cuir chevelu sensible ou irrité.

En présence de l’un de ces symptômes, un avis médical peut être nécessaire.

Le soleil accélère aussi le vieillissement

Les rayons UV sont l’une des principales causes du vieillissement prématuré de la peau. Ils dégradent le collagène et l’élastine, deux éléments indispensables à la fermeté et à la souplesse cutanées.

Au niveau des cheveux, le soleil fragilise la fibre capillaire et favorise un stress oxydatif du cuir chevelu. Chez certaines personnes, cela peut contribuer à une chute de cheveux plus importante, notamment lorsqu’elle est associée à d’autres facteurs tels que le stress, les déséquilibres hormonaux ou certaines carences.

Les erreurs les plus fréquentes

Malgré les campagnes de sensibilisation, plusieurs idées reçues persistent :

  • réserver la crème solaire uniquement aux sorties à la plage ;
  • oublier de renouveler son application au cours de la journée ;
  • négliger certaines zones exposées comme les oreilles, le cou ou les mains ;
  • penser qu’une peau foncée n’a pas besoin de protection ;
  • utiliser trop peu de produit ;
  • oublier de protéger les cheveux et le cuir chevelu.

La protection solaire : un réflexe quotidien

Prendre soin de sa peau et de ses cheveux sous le soleil mauricien ne se limite pas aux périodes de vacances. Une protection adaptée, appliquée régulièrement, permet de prévenir de nombreux dommages et de préserver durablement la santé cutanée et capillaire.

Comme le rappelle le Dr Sillani Caulloo Permala, les effets du soleil sont souvent silencieux au départ, mais leurs conséquences peuvent se manifester des années plus tard. Mieux vaut donc adopter les bons réflexes dès aujourd’hui pour protéger son capital peau et cheveux.

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Bien-être, image de soi et esthétique : une demande en hausse

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Van Den Broeck ,Chirurgien esthétique, Life Medical Clinics

Un marché porté par une demande locale et internationale

La médecine esthétique connaît une progression constante à Maurice. Cette évolution s’explique notamment par une meilleure information du public grâce aux médias, aux plateformes numériques et aux nombreuses campagnes de sensibilisation menées ces dernières années.

Les patients sont aujourd’hui davantage conscients de l’importance de leur image, tant dans leur vie personnelle que professionnelle. Dans un contexte où les interactions sociales, le bien-être et le développement personnel occupent une place croissante, les soins esthétiques sont de plus en plus perçus comme une composante du mieux-vivre.

Parallèlement, Maurice attire également une clientèle internationale. De nombreux patients étrangers choisissent l’île pour bénéficier de traitements offrant des standards de qualité comparables à ceux proposés dans les pays européens ou anglo-saxons, tout en profitant d’un rapport qualité-prix plus avantageux. Ces soins sont souvent réalisés dans le cadre de séjours familiaux ou touristiques.

Des patients en quête de bien-être et de résultats naturels

La patientèle est aujourd’hui composée à la fois de Mauriciens et de patients internationaux, avec des profils très variés.

Au-delà de la simple correction esthétique, les attentes évoluent vers une recherche de bien-être global, de confiance en soi et d’amélioration discrète de l’apparence. Les patients privilégient de plus en plus les résultats naturels et harmonieux, loin des transformations excessives autrefois associées à la médecine esthétique.

Une professionnalisation nécessaire du secteur

Le développement de nouvelles cliniques spécialisées et l’intégration de services esthétiques au sein des grands établissements médicaux témoignent de la structuration progressive du marché.

Cette professionnalisation constitue une évolution positive, à condition qu’elle s’accompagne d’une formation rigoureuse des praticiens et du respect des bonnes pratiques médicales.

Toutefois, certains acteurs du secteur mettent en garde contre les dérives commerciales pouvant apparaître dans un marché en forte croissance. Une multiplication excessive des offres ou des approches purement marketing risque parfois de privilégier la rentabilité au détriment de la qualité des soins et de la sécurité des patients.

L’influence croissante des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux et Internet jouent aujourd’hui un rôle majeur dans les demandes exprimées par les patients.

Si ces plateformes permettent de démocratiser l’information, elles véhiculent également de nombreuses idées reçues ou promesses parfois exagérées concernant certaines techniques esthétiques.

Les praticiens doivent ainsi consacrer une part importante de leurs consultations à informer et à corriger les informations inexactes diffusées en ligne. L’objectif reste de proposer des traitements fondés sur des données médicales solides plutôt que sur les tendances du moment.

Dans ce contexte, l’éthique médicale demeure un élément essentiel pour accompagner les patients vers des choix éclairés et adaptés à leurs besoins réels.

Quels défis pour l’avenir ?

Le marché mauricien de la médecine esthétique dispose encore d’un important potentiel de développement, notamment grâce à l’attractivité internationale du pays et à la demande croissante de soins non invasifs.

Cependant, sa croissance devra s’appuyer sur plusieurs piliers : la qualité des prestations, la formation continue des professionnels, une information fiable du public et le maintien d’une pratique médicale responsable.

Le développement durable du secteur dépendra avant tout de la confiance accordée par les patients et de la capacité des professionnels à préserver des standards élevés de sécurité et d’expertise.

Aestheticare : une expertise reconnue en médecine et chirurgie esthétique

Une présence dans le Nord et l’Ouest de l’île

Fondée il y a plus de dix ans, Aestheticare s’est imposée comme l’un des acteurs spécialisés de la médecine esthétique à Maurice.

La clinique principale est située à Grand Baie La Croisette, dans le nord de l’île. Plus récemment, une nouvelle antenne a ouvert ses portes à Cap Tamarin au sein de Life Medical Clinic, permettant ainsi d’étendre l’accès aux consultations dans l’ouest du pays.

L’établissement propose à la fois des consultations en médecine esthétique et en chirurgie esthétique. Aujourd’hui, environ 65 % de l’activité concerne la médecine esthétique et 35 % la chirurgie esthétique.

Plus de trois décennies d’expérience

Présent dans le domaine depuis plus de trente ans, le fondateur d’Aestheticare a participé au développement de la médecine esthétique à Maurice dès son installation sur l’île il y a environ treize ans.

Au fil des années, la clinique a accompagné l’évolution du secteur tout en privilégiant une approche médicale centrée sur la sécurité, l’écoute et la qualité des résultats.

Les traitements les plus demandés

Parmi les traitements les plus sollicités figurent les injections de toxine botulique, qui demeurent la référence en matière de prise en charge du vieillissement facial.

Les injections d’acide hyaluronique occupent également une place importante dans l’activité de la clinique. D’autres traitements complètent l’offre de soins, notamment :

  • le microneedling ;
  • le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) ;
  • les peelings médicaux ;
  • les traitements laser.

La clinique a volontairement choisi de ne pas investir massivement dans certaines plateformes technologiques lourdes nécessitant des équipements médicaux coûteux. Cette stratégie repose sur la volonté de privilégier les traitements dont l’efficacité est scientifiquement démontrée et dont le rapport bénéfice-coût reste pertinent pour les patients.

Une patientèle diversifiée

Aestheticare accueille des patients de tous âges et de tous horizons socioprofessionnels.

La majorité de la clientèle demeure féminine, mais la demande masculine est en nette progression. De plus en plus d’hommes s’intéressent aux traitements préventifs et aux soins visant à préserver une apparence dynamique et naturelle.

La clinique reçoit également une clientèle internationale, séduite par l’expertise proposée et par l’attractivité de Maurice comme destination de soins.

La confiance comme moteur de croissance

Pour Aestheticare, le développement du secteur repose avant tout sur la qualité des résultats et la satisfaction des patients.

L’établissement privilégie une approche fondée sur la confiance, le bouche-à-oreille et des indications médicales rigoureusement sélectionnées, plutôt que sur des promotions permanentes ou des campagnes marketing agressives.

Cette philosophie vise à garantir des résultats fiables, durables et adaptés aux attentes de chaque patient, tout en contribuant au développement responsable de la médecine esthétique à Maurice.

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Chutes après 50 ans : comprendre les risques et agir pour préserver son autonomie

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Prithee Jettoo ,FRCS (Ed) Consultant Trauma and Orthopaedic surgeon, Life Medical Clinics

Pourquoi les personnes âgées chutent-elles plus fréquemment ?

Avec l’avancée en âge, le corps subit des changements naturels qui affectent la force musculaire, l’équilibre et la mobilité. Dès 50 ans, la perte progressive de masse musculaire, appelée sarcopénie, ainsi que la diminution de la puissance musculaire et de la stabilité posturale augmentent le risque de chute.

Chez les femmes, la ménopause accélère ce phénomène en raison de la baisse des œstrogènes, qui influence à la fois la densité osseuse et la force musculaire.

À Maurice, plusieurs facteurs spécifiques contribuent également à ce problème :

  • une faiblesse musculaire des membres inférieurs ;
  • une diminution de la proprioception, c’est-à-dire la perception de la position du corps dans l’espace ;
  • la neuropathie diabétique ;
  • les troubles visuels ;
  • l’hypotension orthostatique, responsable d’étourdissements lors du passage à la position debout.

La prise simultanée de plusieurs médicaments peut également favoriser les vertiges et les pertes d’équilibre.

Enfin, certains facteurs environnementaux jouent un rôle important : trottoirs irréguliers, éclairage insuffisant, escaliers peu sécurisés, sols glissants ou encore encombrement dans les habitations.

Pourquoi une chute peut-elle avoir de graves conséquences ?

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas toujours la chute elle-même qui est la plus dangereuse, mais les complications qui surviennent ensuite.

La fracture de la hanche constitue l’une des conséquences les plus redoutées. Elle entraîne souvent une perte durable d’autonomie et expose à de nombreuses complications médicales telles que :

  • les infections pulmonaires liées à l’immobilisation ;
  • l’embolie pulmonaire ;
  • la dénutrition ;
  • les infections ;
  • les états confusionnels aigus.

D’autres blessures sérieuses peuvent également survenir, notamment les fractures du poignet, du bassin ou de la colonne vertébrale, ainsi que les traumatismes crâniens.

L’alitement prolongé accélère par ailleurs la perte osseuse et musculaire, créant un cercle vicieux pouvant conduire à une dépendance progressive.

Comment reconnaître une personne à risque avant la première chute ?

Il est souvent possible d’identifier les personnes les plus vulnérables avant qu’un accident ne survienne.

Le principal facteur de risque reste un antécédent de chute. D’autres signes doivent également attirer l’attention :

  • une marche plus lente ;
  • une sensation fréquente d’instabilité ;
  • une peur excessive de tomber ;
  • des difficultés à se relever ou à monter les escaliers.

Certains signes sont plus discrets mais tout aussi importants, comme une perte de taille progressive ou des douleurs dorsales chroniques pouvant révéler des fractures vertébrales liées à l’ostéoporose.

Quels examens permettent d’évaluer le risque de chute ?

L’évaluation doit être globale afin d’identifier les différents facteurs impliqués.

Lors de la consultation, plusieurs éléments sont analysés :

  • l’équilibre ;
  • la qualité de la marche ;
  • la force musculaire ;
  • la force de préhension de la main.

Selon le profil du patient, un bilan osseux comprenant une ostéodensitométrie (DEXA) peut être recommandé, associé à des analyses sanguines pour vérifier notamment les taux de vitamine D, vitamine B12, calcium, glycémie et la fonction rénale.

Des examens complémentaires peuvent également être nécessaires :

  • examen ophtalmologique ;
  • évaluation vestibulaire en cas de vertiges ;
  • électrocardiogramme (ECG) en cas de malaise ou de suspicion de syncope ;
  • révision complète des traitements médicamenteux.

Quel est l’impact du diabète et de l’hypertension sur les chutes ?

Le diabète constitue un facteur majeur de risque de chute.

Il peut entraîner une neuropathie périphérique, responsable d’une perte de sensibilité des pieds, mais également une atteinte de la vision liée à la rétinopathie diabétique. Les épisodes d’hypoglycémie augmentent aussi le risque de malaise et de perte d’équilibre.

L’hypertension artérielle peut également favoriser les chutes, notamment lorsque certains traitements provoquent une baisse brutale de la tension au moment du lever.

Ces maladies chroniques accélèrent souvent la perte musculaire et les troubles de l’équilibre. Leur prise en charge rigoureuse est donc essentielle pour réduire les risques.

Quels médicaments augmentent le risque de chute ?

La polypharmacie, c’est-à-dire la prise simultanée de plusieurs médicaments, constitue un facteur de risque important.

Le danger augmente particulièrement lorsque le patient prend quatre à cinq médicaments ou plus chaque jour.

Les traitements les plus fréquemment impliqués sont :

  • les benzodiazépines et les sédatifs ;
  • certains antihypertenseurs ;
  • les neuroleptiques ;
  • les opioïdes ;
  • les diurétiques ;
  • certains antidiabétiques.

Ces médicaments peuvent provoquer somnolence, ralentissement des réflexes, hypotension, déshydratation ou hypoglycémie.

Une réévaluation régulière des traitements par le médecin traitant ou un gériatre est fortement recommandée.

Que faire lorsqu’une chute survient ?

La réaction des proches ou des aidants peut avoir un impact majeur sur le pronostic.

En présence d’une chute :

  • ne pas déplacer la personne en cas de douleur importante au niveau de la hanche, du dos ou de la tête ;
  • appeler rapidement les secours ;
  • vérifier les fonctions vitales : respiration, circulation et état de conscience ;
  • couvrir la victime afin d’éviter l’hypothermie ;
  • limiter autant que possible le temps passé au sol.

Une fois l’urgence prise en charge, une rééducation précoce permet de restaurer la force musculaire, la mobilité et la confiance du patient.

Quand faut-il appeler les secours en urgence ?

Certaines situations nécessitent une prise en charge médicale immédiate :

  • perte de connaissance ;
  • confusion soudaine ;
  • traumatisme crânien ;
  • suspicion de fracture de la colonne vertébrale ;
  • déformation visible d’une jambe ou de la hanche ;
  • impossibilité de se mettre debout ;
  • saignement important ;
  • douleur intense associée à un gonflement rapide.

Les premiers soins visent à stabiliser le patient grâce à l’immobilisation, au contrôle de la douleur et, si nécessaire, à l’administration d’oxygène ou de perfusions.

Des examens radiologiques sont généralement réalisés rapidement afin de confirmer le diagnostic.

En cas de fracture de la hanche, une intervention chirurgicale précoce, idéalement dans les 48 heures, améliore considérablement les chances de récupération et réduit le risque de complications.

Prévenir aujourd’hui pour rester autonome demain

La chute après 50 ans n’est pas une fatalité. Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un renforcement musculaire adapté et un suivi médical approprié permettent de préserver l’autonomie pendant de nombreuses années.

La meilleure stratégie reste la prévention : agir avant la première chute est le moyen le plus efficace de conserver sa mobilité, sa confiance et sa qualité de vie.

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Tendinite : prévenir et soulager la douleur

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Prithee Jettoo ,FRCS (Ed) Consultant Trauma and Orthopaedic surgeon, Life Medical Clinics

Qu’est-ce qu’une tendinite ?

Le terme « tendinite » désigne traditionnellement une inflammation d’un tendon, cette structure fibreuse qui relie un muscle à un os et permet le mouvement. Aujourd’hui, les spécialistes privilégient toutefois le terme « tendinopathie », car la plupart des cas correspondent davantage à une dégénérescence du tendon (tendinose) qu’à une simple inflammation.

Cette atteinte peut concerner tous les tendons du corps, mais elle touche particulièrement l’épaule (coiffe des rotateurs), le coude (épicondylite ou « tennis elbow »), le poignet et le pouce (maladie de De Quervain), le genou (tendon rotulien) ainsi que le tendon d’Achille.

Le principal symptôme est une douleur apparaissant lors de la contraction ou de l’étirement du tendon. Cette douleur peut s’accompagner d’un léger gonflement ou d’une sensation de craquement.

On distingue généralement trois stades :

  • douleur après l’effort, disparaissant au repos ;
  • douleur pendant l’effort ;
  • douleur permanente, accompagnée de raideur et d’une diminution de la force.

Quelles sont les principales causes d’une tendinite ?

Dans la majorité des cas, la tendinite est liée à une surcharge mécanique du tendon.

Les facteurs les plus fréquents sont :

  • les gestes répétitifs et l’hyperutilisation chronique ;
  • une augmentation trop rapide de l’intensité d’un entraînement sportif ;
  • un mauvais échauffement ou une technique sportive inadaptée ;
  • l’utilisation d’un matériel inapproprié ;
  • les gestes professionnels répétitifs (travail sur clavier, manutention, bricolage, peinture, travail à la chaîne).

Une mauvaise posture ou un poste de travail mal ergonomique peuvent également favoriser l’apparition de douleurs tendineuses. Certaines particularités morphologiques, comme les pieds plats ou certaines asymétries corporelles, peuvent aussi jouer un rôle.

Avec l’âge, notamment après 40 ans, les tendons perdent progressivement en élasticité. Certaines maladies chroniques telles que le diabète, l’obésité ou l’hypercholestérolémie, ainsi que le tabagisme ou la prise de certains médicaments comme les fluoroquinolones, augmentent également le risque de développer une tendinopathie.

Des tendinites différentes selon l’âge et l’activité

Les jeunes sportifs présentent principalement des tendinites dites « mécaniques » liées à la pratique sportive :

  • tendon d’Achille chez les coureurs et les sauteurs ;
  • tendon rotulien chez les basketteurs et volleyeurs ;
  • épaule chez les nageurs ou les lanceurs.

Après 40 à 50 ans, les formes dégénératives deviennent plus fréquentes. Les atteintes de la coiffe des rotateurs, le tennis elbow ou les douleurs du tendon d’Achille chez les personnes sédentaires qui reprennent une activité physique sont particulièrement courantes.

Certaines professions sont également exposées à des tendinites spécifiques, notamment les musiciens, les informaticiens, les manutentionnaires ou les travailleurs effectuant des gestes répétitifs.

Quels sont les signes d’alerte à ne pas négliger ?

Plusieurs symptômes doivent inciter à consulter rapidement :

  • une douleur légère apparaissant après un effort répétitif ;
  • une raideur matinale ou après une période d’immobilité ;
  • une sensibilité du tendon au toucher ;
  • une gêne lors de l’étirement ;
  • une légère perte de force.

Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter l’installation d’une douleur chronique et de favoriser une guérison plus rapide.

Comment prévenir une tendinite ?

La prévention repose sur plusieurs mesures simples mais efficaces.

Un échauffement de 10 à 15 minutes avant l’activité physique ainsi que des étirements doux après l’effort contribuent à protéger les tendons. Il est également recommandé d’augmenter progressivement la charge d’entraînement, selon la règle des 10 % maximum par semaine.

L’amélioration de l’ergonomie au travail, l’adaptation du matériel sportif et la correction des mauvaises postures constituent également des mesures importantes.

Les exercices réguliers de renforcement musculaire permettent de mieux préparer les tendons aux contraintes quotidiennes. Enfin, il est essentiel d’alterner les activités afin d’éviter les gestes répétitifs prolongés.

Une bonne hygiène de vie, incluant une hydratation suffisante, une alimentation équilibrée, le maintien d’un poids santé et le contrôle des maladies chroniques, contribue également à réduire les risques.

Quels traitements sont les plus efficaces ?

Dans environ 90 % des cas, le traitement est conservateur.

Les premières mesures reposent sur le repos relatif du tendon, l’application de glace pendant 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour et la méthode RICE (Repos, Glace, Compression et Élévation).

Des antalgiques ou des anti-inflammatoires peuvent être prescrits sur avis médical afin de soulager la douleur.

La kinésithérapie occupe une place centrale dans la prise en charge. Les exercices excentriques sont particulièrement efficaces et peuvent être associés à d’autres techniques comme les ultrasons, le laser, les ondes de choc ou les massages transverses profonds.

Selon les cas, des orthèses ou des talonnettes peuvent être proposées. Les infiltrations de corticoïdes restent possibles mais doivent être limitées. En cas d’échec des traitements classiques, certaines équipes médicales peuvent envisager des injections de plasma riche en plaquettes (PRP).

La durée moyenne de guérison est généralement d’environ trois mois.

Quand la chirurgie devient-elle nécessaire ?

Une tendinite est considérée comme chronique lorsqu’elle persiste au-delà de trois à six mois malgré un traitement bien conduit.

Dans certains cas, l’évolution peut entraîner une dégénérescence du tendon avec fibrose, calcifications ou risque accru de rupture.

La chirurgie concerne environ 10 % des patients et n’est envisagée qu’après l’échec du traitement conservateur pendant au moins six mois. Elle peut être indiquée en présence de calcifications résistantes, de ruptures partielles ou de certaines tendinopathies de l’épaule.

Après l’intervention, une rééducation de trois à six mois est généralement nécessaire pour retrouver une fonction optimale.

Comment éviter les récidives ?

Après une tendinite, la poursuite des exercices de rééducation est essentielle. Les exercices excentriques peuvent être maintenus deux à trois fois par semaine afin de renforcer durablement le tendon.

La reprise de l’activité doit être progressive, en commençant à environ 50 % de l’intensité habituelle avant d’augmenter progressivement la charge.

Il est également important d’être attentif aux signaux du corps : une douleur persistante doit être considérée comme un avertissement.

Enfin, la correction des facteurs de risque — posture, tabagisme, maladies chroniques ou traitements médicamenteux — contribue à réduire le risque de récidive.

Avec une prise en charge précoce et adaptée, la majorité des tendinopathies guérissent complètement, permettant de retrouver une activité normale tout en préservant la mobilité et la qualité de vie.

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